Du rap londonien à l'Etat islamique, itinéraire d’un djihadiste

Par Sébastien Martin

Abdel Majed Abdel Bary est cité par la presse britannique comme le suspect de l’assassinat du journaliste américain James Foley. C’est probablement faux. Mais l’itinéraire de ce Britannique, qui combat en Syrie avec l’État islamique, éclaire les dérives de la politique autoritaire antiterroriste que David Cameron veut encore renforcer. Comment Bary est-il passé de la scène rap de Londres au djihad ? Récit.

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Londres, correspondance.   Abdel Majed Abdel Bary n’est pas un ange. Parti rejoindre les combattants islamistes de Syrie l’an dernier, le Britannique de 23 ans a mis mi-août sur Twitter une photo ignoble : dans une main, il tenait par les cheveux une tête coupée. Il y a ajouté une légende : « Je me détends avec mon pote… ou ce qu’il en reste. » La scène est censée se tenir au centre de Raqqa, un bastion syrien de l’État islamique.