De jeunes Russes menacés de prison pour quelques blagues sur Internet

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L’humour sur les réseaux sociaux peut coûter très cher en Russie, où des jeunes sont accusés de terrorisme pour quelques plaisanteries. 

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L’image est innocente. Deux bonnes sœurs s’allument une cigarette en cachette, tandis que l’une lance un « Vite, pendant que Dieu n’est pas là ». Pour l’avoir reposté, ainsi que d’autres blagues du même acabit, une jeune Russe de 24 ans, Maria Motuznaya, risque aujourd’hui six ans de prison. En Russie, ce type d’humour lui a valu d’apparaître sur la liste des extrémistes soupçonnés de terrorisme et peut tomber sous le coup de la loi pour incitation à la haine et offense aux croyances religieuse. La police locale, soumise à des objectifs de rendement, aurait aussi fait un peu de zèle, puisque le cas de cette jeune fille n’est pas isolé à Barnaul, petite ville de Sibérie.