La droite espagnole est engluée dans une affaire de corruption

Le chef de l'exécutif espagnol, Mariano Rajoy, a nié samedi toute implication dans un vaste scandale de financement illégal au sein du parti populaire. Mais son intervention ne suffira pas à calmer la tempête qui secoue l'Espagne depuis trois jours. Il est accusé d'avoir touché de l'argent au noir : une enveloppe de plus de 270 000 euros versée sur onze ans, en complément de ses rémunérations officielles.

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Mariano Rajoy est sorti de son silence samedi, trois jours après les révélations fracassantes du quotidien El Pais sur un financement occulte supposé du parti populaire (PP, au pouvoir) pendant près de vingt ans, qui aurait permis de verser des « compléments de salaire » à ses plus hauts dirigeants en toute opacité. Le premier ministre espagnol, qui est également le président du PP, a nié en bloc l'ensemble des accusations, dénoncé une « manipulation » et exclu de démissionner.
« Ce qui m'est attribué est faux. Je n'ai jamais reçu, ni distribué d'argent noir au sein de ce parti, ou ailleurs. Je le dis en toute sérénité », a déclaré le Galicien, à la sortie d'un conseil extraordinaire des responsables du PP à Madrid (lire l'intégralité de son intervention en espagnol). Il a promis la « transparence absolue » sur les comptes du premier parti d'Espagne, tout en refusant de répondre aux questions de journalistes présents, une fois son discours prononcé au siège du PP.

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