Mort de Mario Soares, figure tutélaire de la démocratie portugaise

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Trois fois premier ministre, président de la République portugaise durant dix ans, Mario Soares, décédé le 7 janvier 2017 à Lisbonne, est associé pour toujours au rétablissement de la démocratie après la chute de la dictature salazariste et à l’arrimage de son pays au projet européen.

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Mario Soares, décédé le 7 janvier 2017 à Lisbonne à l’âge de 92 ans, n’était pas le « père de la démocratie » portugaise mais assurément une des principales figures qui ont contribué, au milieu des années 1970, à ancrer le pays dans un régime de libertés et à lui permettre de rejoindre très vite le chantier de la construction européenne. Non seulement en animant, dès ses jeunes années d’étudiant et d’avocat, une fragile opposition non communiste à la dictature d’Antonio de Oliveira Salazar mais aussi, durant la période tendue de l’été et de l’automne de 1975, en s’opposant aux tentations prêtées au parti communiste portugais d’Alvaro Cunhal de prendre le pouvoir avec l’appui d’une fraction du MFA (Mouvement des forces armées).