Affaire Sócrates: pourquoi le PS portugais se réveille

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Le Parti socialiste, au pouvoir au Portugal, découvre soudainement que les graves accusations pesant depuis quatre ans au moins sur son ancien « patron », José Sócrates, posent problème. L’eurodéputée Ana Gomes l’accuse désormais d’avoir été « l'instrument de corrompus et de criminels »

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Pendant quatre ans ils ont soutenu, par action ou par omission, l’ancien premier ministre José Sócrates, accusé de corruption, fraude fiscale et blanchiment de capitaux. Aujourd’hui ses camarades socialistes, y compris l’actuel chef du gouvernement portugais, António Costa, ont subitement réalisé la « honte » et le « déshonneur » que représentait pour la démocratie portugaise l’accession à la tête du parti dominant et du gouvernement d’une clique de carriéristes attachés avant tout à leur enrichissement personnel. Aussi tardif que nauséabond, compte tenu du profil de certains de ces procureurs de la 25e heure, cet aggiornamento soudain conduit à s’interroger sur les causes profondes de la « résistance » du PS portugais au mouvement général de décomposition de la social-démocratie européenne.