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A La Haye, le Congolais Bemba acquitté, la cour pénale décrédibilisée

La Cour pénale internationale (CPI) a acquitté vendredi 8 juin en appel l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, 55 ans, de crimes de guerre et de crime contre l’humanité. Il avait été en première instance reconnu responsable d’une vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le MLC, en Centrafrique et condamné à 18 ans de prison. Un verdict surprenant.

La rédaction de Mediapart

9 juin 2018 à 13h02

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La justice internationale est-elle morte de son impuissance ? La question se pose après l’acquittement en appel vendredi 8 juin par la Cour pénale internationale (CPI) de l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba. Condamné en 2016 à 18 ans de prison en première instance pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis en Centrafrique, il a vu sa condamnation balayée en appel à la surprise générale au motif que « les sérieuses erreurs commises par la chambre de première instance font entièrement disparaître sa responsabilité pénale », a déclaré la juge Christine van den Wyngaert. Personne ne s’attendait à un tel verdict de la part de la juridiction fondée en 2002 après huit ans de procès et dix ans d’emprisonnement pour Bemba, arrêté en 2008.

« Le choc est rude pour le bureau du procureur de la CPI qui avait fait de ce long procès un symbole, écrit le journal Libération. D’abord parce que l’accusé est un homme puissant, le “premier gros poisson” en réalité, jamais arrêté par cette juridiction internationale. Dans son pays, la République démocratique du Congo (RDC), Bemba est en effet un homme qui compte, depuis longtemps : tour à tour chef de guerre, vice-président du pays, candidat à la présidentielle, sénateur. C’est aussi un riche homme d’affaires, qui n’entrera en politique qu’après 1997 et la chute du maréchal Mobutu auquel sa famille était liée. Sa milice armée, transformée par la suite en parti politique, le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), aurait commis de nombreuses exactions dans des provinces où Bemba s’est un temps replié. »

La suite est à lire ici sur le site de Libération

La rédaction de Mediapart


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