A la frontière syro-turque, «c’est la panique générale»

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« Les gens ont commencé à plier bagages. Les familles avec des enfants sont les premières à fuir. » Avant même le lancement, annoncé le 9 octobre après-midi par le président Recep Tayyip Erdogan, de l’offensive turque dans le nord-est syrien, les habitants des régions menacées s’étaient préparés au pire, rapporte le quotidien beyrouthin L'Orient-Le-Jour.

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Hier matin, il y avait vraiment un sentiment de menace, une atmosphère de danger imminent. Les gens avaient peur que l’armée turque traverse la frontière. Finalement, elle ne l’a pas fait aussi tôt qu’on le pensait », raconte Dilovan, 49 ans, journaliste kurde syrien basé à Qamichli, ville syrienne frontalière à la Turquie. « Puis, dans l’après-midi, les bombardements entre les régions de Tal Abyad et de Ras al-Aïn ont commencé », ajoute le journaliste, contacté par WhatsApp par L’Orient-Le Jour, alors qu’il se trouve, actuellement, à Qamichli.