La tentation belge de Bernard Arnault, première fortune française et quatrième fortune mondiale, est une formidable leçon de choses. Quels que soient ses démentis postérieurs, le désir d’expatriation de ce milliardaire boulimique montre que l’argent, quand il devient une fin en soi, avoisine le crime dans son entêtement à échapper aux lois communes. L’évasion fiscale n’est pas à la marge mais au centre d’une économie devenue mafieuse parce que livrée à la finance. La combattre devrait être l’urgence du moment, une véritable cause nationale et européenne. Démonstration factuelle.