Edwy Plenel

Né en 1952, journaliste depuis 1976. D’abord à Rouge (1976-1978), puis quelques mois au Matin de Paris et, surtout, au Monde pendant vingt-cinq ans (1980-2005). Cofondateur et président de Mediapart depuis sa création en 2008. Auteur d’une trentaine d'ouvrages (bibliograhie disponible sur Wikipedia en français). Voici ma déclaration d’intérêts :

Déclaration d'intérêts (pdf, 45.4 kB)

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Ses Derniers articles

  • Emmanuel Macron, président de la discorde

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     © Dylan Martinez/ AFP © Dylan Martinez/ AFP

    Au cœur de l’été, l’ampleur des manifestations contre la politique sanitaire face à la pandémie du Covid-19 est le prix à payer de son incarnation et de sa confiscation par une présidence autoritaire, mensongère et irresponsable. La question démocratique est plus actuelle que jamais.

  • La catastrophe est en marche

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    Emmanuel Macron dans les rues de Valence après avoir reçu une gifle à Tain L'Hermitage (Drôme) © Nicolas Guyonnet / Hans Lucas via AFP Emmanuel Macron dans les rues de Valence après avoir reçu une gifle à Tain L'Hermitage (Drôme) © Nicolas Guyonnet / Hans Lucas via AFP

    Giflé par un homme poussant un cri de guerre royaliste, le président de la République a appelé à « relativiser cet incident » ajoutant : « Tout va bien. » Non, tout va mal : ce geste exprime la violence d’extrême droite libérée par le cynisme et l’irresponsabilité du pouvoir macroniste.

  • La politique réduite à la police

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     © Célia Consolini/Hans Lucas via AFP © Célia Consolini/Hans Lucas via AFP

    La République ne saurait se soumettre à la police. Ce principe démocratique est remis en cause par l’intersyndicale policière, avec le soutien du pouvoir en place, de l’extrême droite et des deux partis historiques de la gauche.

  • L’heure de nous-mêmes a sonné

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    Manifestation contre les violences sexuelles et sexistes, à Paris, en 2018. © Rachida El Azzouzi Manifestation contre les violences sexuelles et sexistes, à Paris, en 2018. © Rachida El Azzouzi

    La récente polémique sur le droit de se réunir exclusivement entre personnes concernées par une discrimination est la nouvelle étape d’une offensive généralisée contre l’auto-organisation des dominé·e·s. Que ce soit en raison de leur apparence, de leur croyance, de leur genre ou de leur condition. Démonstration.

  • La démocratie meurt dans l’obscurité

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     © © Jérôme Gilles / NurPhoto via AFP © © Jérôme Gilles / NurPhoto via AFP

    Aux côtés des défenseurs des droits fondamentaux, Mediapart manifeste samedi pour le retrait de la loi « sécurité globale ». La gravité de l’enjeu justifie cet appel inhabituel : si cette loi entre en vigueur, les lumières de la vigilance démocratique sur les actes de l’État s’éteindront.

  • La sauvagerie politique de Gérald Darmanin

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    Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur. © NurPhoto via AFP Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur. © NurPhoto via AFP

    Mis en cause pour des faveurs sexuelles qu’il est suspecté d’avoir obtenues en échange d’interventions politiques, lié à un ex-président de la République triplement mis en cause par la justice, Gérald Darmanin n’aurait jamais dû être promu ministre de l’intérieur. Son comportement depuis montre que son départ serait de salubrité publique.

  • Le présidentialisme français, cet abêtissement politique

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    Emmanuel Macron au sommet G5 Sahel à Nouakchott, en Mauritanie, le 30 juin 2020. © Ludovic Marin/Pool/AFP Emmanuel Macron au sommet G5 Sahel à Nouakchott, en Mauritanie, le 30 juin 2020. © Ludovic Marin/Pool/AFP

    En France, un président démonétisé peut seul changer la donne gouvernementale pour son bon plaisir politique. Ce présidentialisme nous abêtit et nous infantilise. Dans une démocratie intelligente et adulte, ces changements relèveraient de choix collectifs, ceux de la majorité parlementaire ou du parti majoritaire.

  • Le racisme nous étouffe

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    « J’ai quitté les États-Unis parce que j’avais plus de respect pour le gouvernement français. Plus maintenant ! », affirme, sur cette pancarte, un Américain qui prend part au rassemblement parisien du 2 juin 2020. © Rachida El Azzouzi « J’ai quitté les États-Unis parce que j’avais plus de respect pour le gouvernement français. Plus maintenant ! », affirme, sur cette pancarte, un Américain qui prend part au rassemblement parisien du 2 juin 2020. © Rachida El Azzouzi

    Gardienne de la paix publique, la police dit la vérité d’un État. Quand le racisme la gangrène, c’est que le pouvoir, ses sommets et ses élites, sont eux-mêmes malades, gagnés par une haine sourde de la démocratie, du peuple, de l’égalité. Le constat vaut pour la France, pas seulement pour les États-Unis.

  • Le président destitué

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    Le 13 avril 2020. © Hans Lucas via AFP Le 13 avril 2020. © Hans Lucas via AFP

    Président du désordre, de la pénurie et du mensonge, Emmanuel Macron a manqué aux devoirs de sa fonction dans l’épreuve du Covid-19. La destitution de ce présidentialisme archaïque est un impératif politique afin de fonder une République vraiment démocratique.

  • Pour Julian Assange, en défense du journalisme

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     © Jérome Hourdeaux © Jérome Hourdeaux

    Le journalisme est l’accusé du procès d’extradition de Julian Assange qui s’est ouvert à Londres. Le fondateur de WikiLeaks n’est pas un espion mais le militant d’un droit fondamental : celui de savoir tout ce qui est d’intérêt public. C’est pourquoi nous sommes à ses côtés.