Edwy Plenel

Né en 1952, journaliste depuis 1976. D’abord à Rouge (1976-1978), puis quelques mois au Matin de Paris et, surtout, au Monde pendant vingt-cinq ans (1980-2005). Cofondateur et président de Mediapart depuis sa création en 2008. Auteur d’une trentaine d'ouvrages (bibliograhie disponible sur Wikipedia en français). Voici ma déclaration d’intérêts :

Déclaration d'intérêts (pdf, 45.4 kB)

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Ses Derniers articles

  • La démocratie meurt dans l’obscurité

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     © © Jérôme Gilles / NurPhoto via AFP © © Jérôme Gilles / NurPhoto via AFP

    Aux côtés des défenseurs des droits fondamentaux, Mediapart manifeste samedi pour le retrait de la loi « sécurité globale ». La gravité de l’enjeu justifie cet appel inhabituel : si cette loi entre en vigueur, les lumières de la vigilance démocratique sur les actes de l’État s’éteindront.

  • La sauvagerie politique de Gérald Darmanin

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    Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur. © NurPhoto via AFP Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur. © NurPhoto via AFP

    Mis en cause pour des faveurs sexuelles qu’il est suspecté d’avoir obtenues en échange d’interventions politiques, lié à un ex-président de la République triplement mis en cause par la justice, Gérald Darmanin n’aurait jamais dû être promu ministre de l’intérieur. Son comportement depuis montre que son départ serait de salubrité publique.

  • Le présidentialisme français, cet abêtissement politique

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    Emmanuel Macron au sommet G5 Sahel à Nouakchott, en Mauritanie, le 30 juin 2020. © Ludovic Marin/Pool/AFP Emmanuel Macron au sommet G5 Sahel à Nouakchott, en Mauritanie, le 30 juin 2020. © Ludovic Marin/Pool/AFP

    En France, un président démonétisé peut seul changer la donne gouvernementale pour son bon plaisir politique. Ce présidentialisme nous abêtit et nous infantilise. Dans une démocratie intelligente et adulte, ces changements relèveraient de choix collectifs, ceux de la majorité parlementaire ou du parti majoritaire.

  • Le racisme nous étouffe

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    « J’ai quitté les États-Unis parce que j’avais plus de respect pour le gouvernement français. Plus maintenant ! », affirme, sur cette pancarte, un Américain qui prend part au rassemblement parisien du 2 juin 2020. © Rachida El Azzouzi « J’ai quitté les États-Unis parce que j’avais plus de respect pour le gouvernement français. Plus maintenant ! », affirme, sur cette pancarte, un Américain qui prend part au rassemblement parisien du 2 juin 2020. © Rachida El Azzouzi

    Gardienne de la paix publique, la police dit la vérité d’un État. Quand le racisme la gangrène, c’est que le pouvoir, ses sommets et ses élites, sont eux-mêmes malades, gagnés par une haine sourde de la démocratie, du peuple, de l’égalité. Le constat vaut pour la France, pas seulement pour les États-Unis.

  • Le président destitué

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    Le 13 avril 2020. © Hans Lucas via AFP Le 13 avril 2020. © Hans Lucas via AFP

    Président du désordre, de la pénurie et du mensonge, Emmanuel Macron a manqué aux devoirs de sa fonction dans l’épreuve du Covid-19. La destitution de ce présidentialisme archaïque est un impératif politique afin de fonder une République vraiment démocratique.

  • Pour Julian Assange, en défense du journalisme

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     © Jérome Hourdeaux © Jérome Hourdeaux

    Le journalisme est l’accusé du procès d’extradition de Julian Assange qui s’est ouvert à Londres. Le fondateur de WikiLeaks n’est pas un espion mais le militant d’un droit fondamental : celui de savoir tout ce qui est d’intérêt public. C’est pourquoi nous sommes à ses côtés.

  • Tout arrêter pour les arrêter

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    Prolongeant le mouvement des « gilets jaunes », la mobilisation contre la réforme des retraites porte un enjeu politique qui va au-delà de ses revendications sociales : la victoire ou la défaite d’un libéralisme autoritaire associant État policier, démocratie faible et marché sauvage.

  • La guerre qui vient

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    Donald Trump et Emmanuel Macron. © Reuters Donald Trump et Emmanuel Macron. © Reuters

    Exécuté sur ordre de Donald Trump, l’assassinat du général Qassem Soleimani, haut dirigeant militaire iranien, est un pas de plus vers l’abîme guerrier. Si l’avenir n’est jamais écrit, comment ne pas voir que la puissance américaine met en péril le monde par son comportement d’État voyou, piétinant le droit international ? La France s’honorerait à le dire haut et fort.

  • La politique sauvée par la société

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    Dans la manifestation contre l'islamophobie, à Paris, le 10 novembre. © EP Dans la manifestation contre l'islamophobie, à Paris, le 10 novembre. © EP

    Le succès, dimanche, de la marche contre l’islamophobie initiée par les principaux concernés et soutenue par l’essentiel des gauches confirme que, face au désastre en cours, le sursaut politique viendra de la société. Comme le soulèvement des « gilets jaunes » et le mouvement #MeToo, il affirme la vitalité de l’auto-organisation face à la crise des partis.

  • Si faible et si fragile démocratie française

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    Emmanuel Macron et Donald Trump, lors du G7 à Biarritz, le 25 août 2019. © Andrew Harnik/Pool via REUTERS Emmanuel Macron et Donald Trump, lors du G7 à Biarritz, le 25 août 2019. © Andrew Harnik/Pool via REUTERS

    Tandis que les États-Unis face à Donald Trump illustrent la vitalité d’une culture démocratique contre les abus du pouvoir exécutif, la France offre le spectacle d’une démocratie de basse intensité, confisquée par la monarchie présidentielle.