En Algérie, le pouvoir attise la colère au lieu de l’apaiser

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En prolongeant le mandat du président malade Abdelaziz Bouteflika et en reportant la présidentielle, le pouvoir algérien apparaît encore plus hors la loi aux yeux du peuple, méprisant la Constitution. Le quatrième vendredi de manifestation a aussi été très suivi, sinon plus, que le précédent. 

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« Le putsch de Bouteflika ne prend pas », « Le putsch institutionnel de Bouteflika », « Coup d’État contre la Constitution »… Les mots « putsch » et « coup d’État » tournent en boucle en Algérie, dans les conversations et dans la presse, ainsi que tout le répertoire de la ruse et la flibusterie pour qualifier la dernière parade du régime pour maintenir au pouvoir un homme et un système à bout de souffle : une prolongation du quatrième mandat du président Abdelaziz Bouteflika maquillée par un renoncement au cinquième mandat et un report de l’élection présidentielle prévue le 18 avril. Ce, au mépris de la Constitution et sans l’aval du peuple, qui se retrouve avec « Bouteflika sans élections » alors qu’il réclamait « des élections sans Bouteflika », comme le résume ce jeune manifestant cité dans Le Monde.