Sommet de l'alimentation: il n’y a plus de saisons, et tant pis pour les agriculteurs

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C'est l'un des sujets sensibles au menu du sommet de Rome sur la sécurité alimentaire, ouvert lundi 16 novembre : quels seront les effets du réchauffement climatique sur l'agriculture ? A quelques semaines d'une autre conférence, autrement plus attendue, à Copenhague, sur le climat, deux études pionnières permettent d'y voir plus clair. La productivité de l'agriculture africaine pourrait baisser de 20% à cause des seuls changements de température. Mais c'est l'Asie du Sud, et ses cultures irriguées, qui serait la région la plus touchée. (Photo. Des éleveurs nomades dans le nord du Kenya, premières victimes de la sécheresse.)

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Le marasme alimentaire dans lequel se débat l'Afrique de l'Est ces dernières semaines, du Kenya au Tchad, est en passe de devenir un cas d'école. Victime de sécheresses historiques, obligeant les populations nomades à rejoindre les grandes villes, la région serait devenue le terrain idéal pour établir les liens entre réchauffement climatique et explosion de la faim dans le monde.