Turkménistan, bienvenue à Bouygues-Land!

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Les télégrammes de la diplomatie américaine révélés par WikiLeaks s'attardent au Turkménistan, le pays le plus fermé d'Asie centrale. Ils s'interrogent surtout sur les liens entre la dictature et le groupe français Bouygues qui rafle l'essentiel des chantiers de construction. Dans un contexte de corruption à grande échelle. Explications, vidéos exclusives et entretien avec le spécialiste Jean-Baptiste Jeangène Vilmer.

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Certains des télégrammes de la diplomatie américaine, révélés par le site WikiLeaks, évoquent la dictature la plus dure et le pays le plus fermé d'Asie centrale: le Turkménistan. Ils s'intéressent surtout aux activités du groupe français Bouygues, en situation de quasi-monopole (bien que concurrencé par des groupes turcs) sur les innombrables marchés publics. Bénéficiant de liens étroits avec la famille Nyazov puis avec le clan qui lui a succédé, Bouygues réalise la plupart des chantiers pharaoniques de la capitale.