Brexit: Le Labour prêt à soutenir May en échange de concessions

Par
La Première ministre britannique peut encore obtenir l'adoption d'un plan de sortie de l'Union européenne en faisant des concessions au Parti travailliste, a estimé mercredi John McDonnell, chargé des Finances au sein du Labour.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

LONDRES (Reuters) - La Première ministre britannique peut encore obtenir l'adoption d'un plan de sortie de l'Union européenne en faisant des concessions au Parti travailliste, a estimé mercredi John McDonnell, chargé des Finances au sein du Labour.

L'accord que Theresa May a conclu avec Bruxelles a été rejeté mardi à une très large majorité à la Chambre des Communes, où une motion de censure sera soumise aux voix dans la soirée.

Pour la suite, a précisé John McDonnell dans un entretien accordé à Reuters, le Parti travailliste soutiendra May si elle accepte de maintenir la Grande-Bretagne au sein de l'union douanière européenne, d'entretenir des relations étroites avec le marché unique et de protéger davantage les travailleurs et les consommateurs.

"Nous soutiendrons un accord qui réunisse le pays, protège les emplois et soutienne l'économie. Nous menons cette politique de la main tendue depuis le début. Pendant deux ans, elle a refusé tout contact", a-t-il déploré.

"C'est une situation bizarre, mais c'est à moi, chancelier de l'Echiquier (ministre des Finances, ndlr) du cabinet fantôme, de rassurer les marchés, parce que les conservateurs et l'actuel chancelier ne peuvent pas le faire."

"Je le fais parce qu'une majorité écrasante à la Chambre est hostile à un 'no deal'. Nous utiliserons tous les mécanismes parlementaires pour empêcher un no deal", a poursuivi John McDonnell, qui estime que le gouvernement n'aura probablement pas d'autre choix que demander une prolongation du processus de sortie de l'UE.

A l'instar de son leader, Jeremy Corbyn, McDonnell a dit privilégier des élections anticipées à un nouveau référendum.

"Notre point de vue est que des élections générales devraient avoir lieu et que le débat porte aussi bien sur le Brexit que sur les autres questions, qu'il soit beaucoup plus large, mais permette également de choisir l'équipe qui devra négocier ensuite."

D'après la chaîne Sky, 71 des 256 élus travaillistes aux Communes ont en revanche écrit une lettre à Corbyn pour lui demander de soutenir l'option d'un second référendum.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale