Londres, le nouvel eldorado des milliardaires

La capitale britannique a une des plus fortes concentrations d’ultra-riches au monde, grâce à un mélange de qualité de vie, de culture et de niches fiscales.

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Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas la Suisse qui est le lieu d’accueil favori des milliardaires. Leur nouvel eldorado, c’est le Royaume-Uni, ou plus précisément Londres. C’est ce qu’assure une enquête publiée dimanche 12 mai par le Sunday Times, à laquelle Le Monde a donné un large écho.

« Ils n’ont pas gagné leurs milliards au Royaume-Uni, n’y ont pas d’entreprise importante et n’ont pas de lien particulier avec ce pays. Et pourtant, la liste des grandes fortunes britanniques […] est remplie de milliardaires du monde entier qui ont élu domicile à Londres ou dans les collines verdoyantes anglaises après avoir fait fortune ailleurs », raconte le quotidien français.

Le Monde poursuit : « À la tête du classement cette année se trouvent deux frères indiens, Sri et Gopi Hinduja, avec une fortune estimée à 22 milliards de livres sterling (25 milliards d’euros). Leur conglomérat, Hinduja Group, qui comprend une cinquantaine d’entreprises et va du pétrole à la banque, est avant tout situé en Inde. Arrivent aussi dans le top 10 des plus riches du Royaume-Uni, Len Blavatnik, un Américano-Ukrainien qui a fait fortune dans le pétrole russe, ainsi que son ancien associé Mikhail Fridman. Les oligarques Roman Abramovitch et Alicher Ousmanov sont aussi sur la liste. On trouve enfin les héritiers de la famille néerlandaise Heineken et de la famille suédoise Rausing, qui a fondé Tetra Pak. »

La raison de cette attirance : « un mélange de qualité de vie, de culture et de niches fiscales », explique le quotidien, qui poursuit ainsi son récit : « Sont-ils donc tous tombés sous les charmes indéniables d’Hyde Park et de la qualité de vie à Chelsea ? “Londres est l’un des plus importants paradis fiscaux au monde”, répond Robert Palmer, qui dirige Tax Justice UK, une association de lutte contre l’évasion fiscale. Il fait en particulier référence au privilège dont bénéficient les non-Britanniques qui sont résidents au Royaume-Uni mais considérés comme “non-domiciliés” fiscalement. En toute légalité, ces “non-doms” ne payent des impôts que sur l’argent qu’ils importent au Royaume-Uni, évitant toute taxation sur leur fortune conservée hors du pays. Les pires abus de ce système ont été limités ces dernières années, mais la base demeure, attirant toujours autant. »

L’article du Monde est à lire ici.

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