Les Américains reprennent langue avec les Iraniens

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Trente ans après la fermeture de leur ambassade à Téhéran, six ans après le discours sur «l'axe du mal», les Etats-Unis ont décidé d'envoyer un diplomate de très haut niveau à Genève pour discuter avec le représentant de Téhéran sur la question du nucléaire. Ils envisageraient même de renouer des relations diplomatiques avec l'Iran.

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Si l'on voulait manier l'ironie en réponse à certains de nos lecteurs suspectant Mediapart d'être un tantinet «obamaniaque», on écrirait que George W. Bush, en fin de double mandat, a enfin vu la lumière et adopte une politique étrangère inspirée du candidat démocrate à sa succession. Barack Obama avait en effet suggéré, il y a près de douze mois, que les Etats-Unis auraient davantage à gagner à engager le dialogue avec ses ennemis qu'à jouer à l'autruche en leur tournant le dos, la tête dans le sable. Mais évitons l'ironie et restons prudent, s'agissant d'une Maison Blanche qui n'agit pas toujours rationnellement, et contentons-nous de noter que, pour une fois, Bush a choisi un outil inhabituel - pour lui - dans sa boîte à outil diplomatique : la conversation directe.