Theresa May invitée à renoncer à ses lignes rouges sur le Brexit

Par
Le commissaire européen à l'Agriculture, l'Irlandais Phil Hogan, et l'ancien Premier ministre britannique John Major ont invité samedi Theresa May à renoncer aux lignes rouges qu'elle s'est fixées sur le Brexit afin de sortir de l'impasse dans laquelle est plongé le Royaume-Uni.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

DUBLIN/LONDRES (Reuters) - Le commissaire européen à l'Agriculture, l'Irlandais Phil Hogan, et l'ancien Premier ministre britannique John Major ont invité samedi Theresa May à renoncer aux lignes rouges qu'elle s'est fixées sur le Brexit afin de sortir de l'impasse dans laquelle est plongé le Royaume-Uni.

La Première ministre britannique, dont le projet d'accord négocié avec l'UE a été sèchement rejeté par la Chambre des communes mardi dernier, exclut de revenir sur sa décision de quitter l'union douanière et le marché unique.

"Si Mme May revenait sur sa ligne rouge sur l'union douanière, la plupart des obstacles qui subsistent seraient balayés", écrit Phil Hogan dans une tribune publiée samedi par The Irish Independent.

"La plupart des responsables politiques britanniques devraient abandonner leurs discours fantaisistes et commencer à parler le langage de la vérité", poursuit-il.

Sur les ondes de la BBC, John Major, partisan du "Remain", s'est inquiété du risque d'une sortie britannique de l'UE sans accord, qui serait selon lui "le pire des scénarios".

Constatant que l'accord négocié par Theresa May était "mort", l'ancien Premier ministre a douté qu'un "rafistolage" de ce projet ne fasse avancer la situation.

Theresa May doit présenter lundi aux Communes son "plan B", qui sera soumis aux voix le 29 janvier.

John Major lui a conseillé de "contourner" les élus conservateurs prêts à aller jusqu'au "no deal" et de cesser de s'opposer au marché unique et à l'union douanière.

Suella Braverman, une élue conservatrice, a estimé que les commentaires de John Major reflétaient les "vues de l'élite" favorable au maintien du Royaume-Uni dans l'UE.

Si May devait rompre sa promesse de quitter le marché unique ou l'union douanière, "le Brexit n'aurait plus de sens", a-t-elle dit. "Nous ne quitterions pas l'Union européenne, nous resterions dans l'UE", a-t-elle expliqué à la BBC.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale