A Tahiti, une personne sur 30 consomme de l’ice

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La récente condamnation pour trafic de drogue de Moerani Marlier, vice-champion du monde de kitesurf, a révélé la face sombre de la vie quotidienne sur les plus belles plages du monde.

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Devant un mur rose de Faa’a, banlieue sud de Papeete, quatre jeunes Tahitiens aux visages burinés par le soleil scrutent les voitures et les passants d’un regard blasé. Parmi eux, Moe, 22 ans, un habitué des lieux. Tatouages marquisiens sur les bras aux muscles saillants, il a cédé à la mode locale des cheveux en crête à la blondeur décolorée que n’aurait pas reniée Paul Pogba il y a un temps.

Ici et là, un sourire édenté, un haussement de sourcils ou un geste de la main de surfeur, le pouce et le petit doigt en l’air. Les clients défilent : les popa’a (Blancs) de la commune voisine huppée de Punauiaa sortent de leurs pick-up ; les jeunes du quartier déboulent sur leurs vélos, en wheeling. Ici, les petits sticks de « paka » (cannabis local) à 1 000 francs polynésiens [8 euros, ndlr] se vendent comme des petits pains. Depuis quelque temps, les dealers locaux comme Moe se sont diversifiés : ils proposent des sachets d’ice importés des États-Unis, puis vendus au dixième de gramme pour une centaine d’euros.

 La suite à lire sur le site de Vice.

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