En Algérie, le pouvoir brandit la carotte de la fin de l’état d’urgence

Le pouvoir algérien tente de noyer la contestation avec un plan estimé à 11,6 milliards d'euros, et l'annonce de la fin de l'état d'urgence, en vigueur depuis 1992. En pure perte, selon des syndicalistes et analystes.

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En Algérie, le pouvoir sait aussi manier la carotte. Mardi, la présidence algérienne a annoncé la levée prochaine de l'état d'urgence instauré en février 1992. «Ce projet d'ordonnance entrera en vigueur dès sa publication imminente au Journal officiel», affirme un communiqué publié à l'issue d'un Conseil des ministres. Le communiqué ne donne en revanche ni date ni détails sur le contenu du décret. Le 2 février, un groupe de 21 députés avait déposé auprès du bureau de l'Assemblée une proposition de loi pour la levée de l'état d'urgence. Imposé au lendemain de la victoire il y a dix-neuf ans maintenant, l'état d'urgence était l'un des grands symboles sur lequel se focalisait l'opposition algérienne. Pourtant, aujourd'hui, c'est le scepticisme qui prédomine au sein de la Coordination nationale pour la démocratie et le changement (CNCD), représentée dans les principales villes d'Algérie.

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