Kushner annonce pour juin le plan de paix américain pour le Proche-Orient

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Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, a annoncé mardi que le plan de paix des Etats-Unis visant à mettre fin au conflit israélo-palestinien serait dévoilé après le ramadan, le mois de jeûne des musulmans, qui s'achève début juin.
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WASHINGTON (Reuters) - Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, a annoncé mardi que le plan de paix des Etats-Unis visant à mettre fin au conflit israélo-palestinien serait dévoilé après le ramadan, le mois de jeûne des musulmans, qui s'achève début juin.

Kushner, qui est l'un des principaux architectes de ce plan attendu et différé pour de multiples raisons depuis dix-huit mois, s'exprimait lors d'un forum organisé par le magazine Time à Washington.

De ce que l'on en sait, le plan comporte deux volets majeurs: l'un, politique, doit traiter des questions cruciales comme le statut de Jérusalem; l'autre, économique, doit aider les Palestiniens à renforcer leur économie.

"Nous allons attendre désormais la fin du ramadan", a dit Kushner. Le mari d'Ivanka Trump a également cité la nécessité d'attendre que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ait formé une coalition gouvernementale sur la base du parlement issu des élections législatives anticipées du 9 avril.

Kushner, qui travaille sur ce plan avec Jason Greenblatt, envoyé spécial de l'administration américaine au Moyen-Orient, a ajouté qu'il ne s'agissait pas d'imposer la volonté des Etats-Unis à cette région.

Il n'a pas dit si la proposition à venir retenait la piste de la solution à deux Etats, au coeur du processus d'Oslo lancé en 1993.

"Notre priorité est vraiment de partir de la base, c'est-à-dire comment améliore-t-on l'existence du peuple palestinien, que peut-on résoudre pour faire en sorte que ces régions attirent davantage les investissements", a-t-il dit.

"Il y aura des compromis sévères de part et d'autre", a poursuivi Kushner. "J'espère que lorsqu'ils regarderont notre proposition, je ne dis pas qu'ils diront que c'est parfait, j'espère qu'ils diront (...) au final que c'est un cadre qui peut nous permettre d'améliorer nos vies et nous verrons si les dirigeants des deux camps auront le courage de prendre l'initiative pour tenter de progresser."

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