Une milice anti-migrants quitte son campement dans le Nouveau-Mexique

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Une milice armée de citoyens américains patrouillant à la frontière avec le Mexique pour arrêter les migrants entrant illégalement aux Etats-Unis a quitté le campement qu'elle occupait au Nouveau-Mexique, a annoncé mardi le chef de la police locale.
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TAOS, Nouveau-Mexique (Reuters) - Une milice armée de citoyens américains patrouillant à la frontière avec le Mexique pour arrêter les migrants entrant illégalement aux Etats-Unis a quitté le campement qu'elle occupait au Nouveau-Mexique, a annoncé mardi le chef de la police locale.

Dans un communiqué, la compagnie ferroviaire Union Pacific sommait les miliciens, qui se sont installés sans autorisation sur un terrain lui appartenant, près de Sunland Park, à l'ouest d'El Paso, sur la frontière mexicaine, de quitter les lieux.

L'United Constitutional Patriots (UCP) affirme, vidéo à l'appui, avoir aidé la police des frontières à arrêter 5.600 migrants au Nouveau-Mexique ces deux derniers mois.

La diffusion de ces vidéos, suivie de l'arrestation de son chef, Larry Hopkins, pour infraction à la législation sur les armes à feu, ont attiré l'attention des médias sur ses activités.

Des organisations, dont l'American Civil Liberties Union (ACLU), accusent l'UCP d'être une "milice fasciste" arrêtant et enlevant illégalement des migrants en se faisant passer pour des membres des forces de l'ordre.

Dans des documents de justice, un agent du FBI a rapporté que Hopkins s'était vanté en outre d'avoir formé des volontaires pour assassiner l'ancien président démocrate Barack Obama, l'ancienne secrétaire d'Etat Hillary Clinton et le financier George Soros.

Ces accusations ont été proférées lors d'une enquête sur des "activités extrémistes de milices", précise le FBI.

Les miliciens, dont beaucoup sont d'anciens des forces spéciales américaines, patrouillent sur une portion de la frontière d'une dizaine de kilomètres.

Le groupe a publié des dizaines de vidéos sur lesquelles on les voit, armés de fusils et en tenue de camouflage, demander aux familles de migrants de s'asseoir en attendant l'arrivée des agents de l'US Customs and Border Patrol.

La gouverneure du Nouveau-Mexique, Michelle Lujan Grisham, a déclaré vendredi qu'ils n'avaient aucune autorité pour arrêter ou détenir qui que ce soit et que les autorités allaient enquêter sur les activités de la milice.

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