Les nouveaux habits du fascisme en Italie

Par Christian Raimo

C’est un autre symptôme inquiétant du virage à l’extrême droite de l’Italie. Des cercles de jeunes militants travaillent au retour de l’idéologie fasciste, sous de nouveaux atours : ce fascisme se présente désormais comme « postidéologisé » et s’enorgueillit de défendre les classes populaires et les femmes. Une enquête de la Revue du Crieur, dont le numéro 10 est disponible depuis cette semaine.

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« Je suis fasciste», déclare un garçon de treize ans. « Moi aussi, je suis fasciste», dit son ami. « Moi aussi. On est tous fascistes», enchaîne un autre. Certains sont en seconde, d’autres sont encore au collège. Les journées de cours sont brèves, le soleil permet de se promener en T-shirt et en short, et la place Cavour, à Rome, est le lieu où les étudiants se retrouvent après l’école, pour la pause-déjeuner, à l’heure de l’apéritif ou après le dîner.