Les raisons du soutien inconditionnel de Poutine à la Syrie

Par

Rien ne semble pouvoir assouplir la position de Moscou, qui a refusé de participer à la rencontre de Tunis pour envisager une aide humanitaire à la Syrie. À moins que l'élection présidentielle russe du 4 mars ne change la donne.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La Russie de Poutine peut-elle être assez embarrassée au point de lâcher son allié syrien Bachar al-Assad ? C’est, en substance, la question que se posent les chancelleries occidentales face au refus de l’exécutif russe d’accepter la moindre concession – résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, déclaration conjointe, tentative de médiation – visant à mettre la pression sur le régime syrien. Alors qu’une cinquantaine de ministres des affaires étrangères se réunissaient vendredi 24 février à Tunis avec les « Amis de la Syrie », afin de discuter de la mise en place d’une aide humanitaire destinée aux populations civiles, la Russie a tout simplement refusé l’invitation (la Chine, de son côté, a lâchement expliqué qu’il lui fallait plus de temps pour « étudier l’invitation »).