A Oran, les jeunes Algériens remettent à plus tard leur projet de migration

Les côtes oranaises sont habituées, depuis les années 2000, à voir de nombreux jeunes partir clandestinement à bord d’embarcations de fortune pour tenter de rejoindre l’Europe. Depuis le début du soulèvement populaire en Algérie, le phénomène de la harraga est cependant presque à l’arrêt, signe que les candidats au départ commencent à croire qu’ils ont un avenir dans leur pays natal.

Nejma Brahim

26 avril 2019 à 13h48

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Oran (Algérie), de notre envoyée spéciale.-  Elle avançait aux côtés des manifestants à Oran, il y a cinq semaines, vendredi 22 mars. Une imposante barque posée sur une remorque, longue de 4 mètres et faite en bois et fer forgé, tirée par un véhicule. À l’origine de cette parade surprise, une bande de cinq amis, tous habitants de la commune de Canastel, à 10 kilomètres d’Oran. L’opération coup de poing vise à dénoncer le fléau de la harraga, qui pousse chaque année des jeunes – et désormais moins jeunes – à quitter leur terre natale à bord d’embarcations de fortune dans l’espoir d’une vie meilleure de l’autre côté de la Méditerranée. Le boti (bateau) est décoré de pancartes, avec trois slogans : « Bonne nouvelle », « C’est le dernier boti », « Il est réservé au système ».

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