Mexique: un an après, le scandale des étudiants disparus discrédite le pouvoir

Par

Un an après la disparition de quarante-trois étudiants dans l’État du Guerrero, la version officielle, contredite par des enquêteurs étrangers et indépendants, s’écroule. Le gouvernement de Peña Nieto, disqualifié et au plus bas dans les sondages, voit sa « vérité historique » transformée en mensonge d’État.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Ayotzinapa (Mexique), de notre envoyée spéciale.-  Dans la vaste cour de l’École normale rurale Rául Isidro Burgos d’Ayotzinapa, dans l'Etat du Guerrero, des posters flottent au soleil, suspendus à des fils. Il ne s’agit pas des portraits des quarante trois étudiants de l’établissement, disparus le 26 septembre 2014 à Iguala, mais de photos envoyées par des comités de soutien aux quatre coins du monde. On y voit des étudiants de Strasbourg, de Rome, de Río de Janeiro ou encore de Santiago du Chili, poser devant l’appareil, chacun une lettre à la main : « Vivos se lo llevaron, vivos los queremos. »