Quelle vision de la Russie commande la politique de Vladimir Poutine ? Alors que le président russe entendait faire événement, le 9 mai 2022, des commémorations de la fin de la Seconde guerre mondiale, Mediapart vous propose une sélection d’archives et met ce dossier régulièrement à jour.
L’auteur de la trilogie « Metro » décrit pourquoi Vladimir Poutine, président mais aussi « capitaliste numéro un » de la Russie, a besoin de déstabiliser les régimes démocratiques à ses portes. Exilé depuis trois ans en Europe, le romancier dit se sentir toujours « vulnérable ».
Convocations forcées, menaces, poursuites pénales, traque jusqu’à l’étranger… Pour refuser de combattre en Ukraine, les soldats russes n’ont pas d’issue légale. Trois d’entre eux racontent comment ils ont fui l’armée et quitté leur pays, aidés par des réseaux de soutien.
Plus de 11 000 personnes seraient incarcérées en Russie pour des raisons politiques. Pour leurs proches, la vie est un combat quotidien afin de les aider à survivre jusqu’à la fin de leur peine. Des difficultés sciemment orchestrées par le pouvoir à l’égard des « ennemis du peuple ».
Le ralentissement brutal de l’économie russe est le fruit d’une fuite en avant de l’économie de guerre depuis 2022. La crise en cours n’a cependant rien pour inciter le Kremlin à rechercher un chemin durable vers la paix.
Le célèbre opposant russe Oleg Orlov a fait de son procès une tribune pour dire au monde le fascisme du régime de Vladimir Poutine. Libéré lors d’un échange de prisonniers en 2024, il revient en détail, pour Mediapart, sur sa détention et ses combats.
Olga Mikhaïlova a défendu l’opposant russe pendant 16 ans, jusqu’à sa mort dans une colonie pénitentiaire de Sibérie le 16 février 2024. Désormais réfugiée en France, elle raconte à Mediapart comment elle a vu le pouvoir russe évoluer jusqu’à vouloir le faire disparaître.
À la tête de la Fédération de Russie depuis près d’un quart de siècle, Vladimir Poutine sera réélu pour un cinquième mandat dimanche 17 mars. Son maintien au pouvoir est passé par un durcissement croissant du régime.
L’infatigable militant des droits humains, âgé de 70 ans, a défendu jusqu’au bout sa liberté d’expression devant le tribunal qui le jugeait à Moscou, lundi 26 février. Il était accusé d’avoir critiqué la guerre en Ukraine et le régime fasciste de Poutine.
Newsletters
Découvrez les newsletters de Mediapart
Recevez directement l’info de votre choix : Quotidienne, Hebdo, Alerte, À l’air libre, Écologie, Enquête …
Le mathématicien libertaire russe Azat Miftakhov, déjà condamné lors d’un procès truqué, fait face jeudi 29 février à une nouvelle mascarade judiciaire qui devrait le renvoyer en colonie pénitentiaire. De Moscou, sa femme, Elena Gorban, témoigne pour Mediapart.
Le désert culturel croît et le divers artistique décroît sous la férule des relais zélés de Vladimir Poutine. Et sous la menace de « citoyens » russes prompts à dénoncer la moindre audace, dans la capitale d’un pays en guerre sans toujours vouloir l’admettre.
Françoise Thom, spécialiste du monde russe contemporain et contemptrice informée des exactions du système Poutine, récapitule la nature et la réalité d’un pouvoir prédateur, qui pourrait être en bout de course.
Morvan Lallouet, spécialiste de la vie politique russe et coauteur de l’ouvrage « Navalny, l’homme qui défie Poutine », revient sur le parcours de l’opposant mort dans une colonie pénitentiaire du Grand Nord à l’âge de 47 ans et sur son éventuel héritage politique.
L’assassinat d’Alexeï Navalny par le régime russe est un choc mais pas une surprise. Il illustre ce moment où un pouvoir criminel s’est transformé en un régime fasciste. La guerre contre tous et l’élimination systématique des voix dissonantes sont les conditions de sa perpétuation. Il est grand temps de réagir à un tel danger.
Dans plusieurs villes du pays, des mémoriaux spontanés sont rapidement apparus après l’annonce de la mort du militant anti-corruption Alexeï Navalny dans une colonie pénitentiaire du Grand Nord à l’âge de 47 ans. Son décès laisse l’opposition sous le choc.
Accusé d’avoir « discrédité » l’armée russe, le vice-président de l’association Memorial, âgé de 70 ans, sera de nouveau jugé le 16 février à Moscou. L’acte d’accusation, consulté par Mediapart, démontre avec force détails l’absurdité de cette procédure.
Le président russe brigue un cinquième mandat à la tête du pays. Malgré sa réélection assurée le 17 mars prochain, le Kremlin ne lésine pas sur les moyens alloués à la campagne. En exil pour certains, des opposants refusent pourtant de « baisser les bras ».