« Je confirme qu’il existe bien un document signé par Moussa Koussa et qu’un financement a bien été reçu par M. Sarkozy. » L'ancien chef du gouvernement libyen, Baghdadi Ali al-Mahmoudi, confirme à Mediapart via son avocat, l’existence de la note publiée par Mediapart et le déblocage d'une somme de 50 millions d’euros en 2007 par le régime Kadhafi pour Nicolas Sarkozy. La note a été rédigée sous son autorité directe.
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Le système éducatif semble à bout de souffle. À son chevet, pour un diagnostic et des prescriptions, nous avons convoqué trois chercheurs, Antoine Prost, Ugo Palheta, Jean-Michel Chapoulie, et un proviseur, Éric Blum. Leçon d'anatomie...
Selon un document officiel libyen, le régime de Kadhafi a décidé de débloquer une somme de 50 millions d'euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Le chef des services libyens d'alors y évoque des réunions préparatoires avec Brice Hortefeux et l'intermédiaire Ziad Takieddine. « Ce document prouve qu'on est en présence d'une affaire d'Etat », confirme ce dernier.
Dans une longue interview, Laurent Chemla (hacker historique, auteur de Confessions d'un voleur : Internet, la liberté confisquée) revient sur le filtrage, la surveillance, Hadopi, Megaupload et le printemps arabe. Interrogé sur le fait de savoir si le réseau peut être l'outil de propagation d'une insurrection en Occident, il s'interroge : « je reste dubitatif quant à la capacité à organiser autre chose que de tout petits mouvements s’il n’y a pas d’abord une volonté d’action préalable largement partagée. Internet ne sera peut-être qu’un catalyseur : non pas une source de troubles mais plutôt l’outil par lequel le public se rendra compte que le mécontentement a atteint un point où il est temps de sortir de chez soi et d’agir.»A lire sur Reflets
1 400 morts, 13 000 blessés, 1 000 handicapés… La cité libyenne a payé la révolution au prix fort. Ses habitants estiment surtout avoir évité la partition du pays que souhaitait Kadhafi, et qu'ils ne veulent pas voir se produire aujourd'hui.
Sept mois après la chute de Tripoli et cinq mois après la mort de Kadhafi, la Libye reste un pays à inventer. Le Conseil national de transition patauge, l'Etat est inexistant, les Libyens sont impatients, mais l'optimisme semble encore raisonnable. Reportage de notre envoyé spécial.
A la question « Comment cette mutation numérique va-t-elle, selon vous, transformer le politique ? », le philosophe Michel Serres répond: « Grâce à Internet, aux blogs, à Facebook, tout le monde peut prendre la parole dans une agora numérique. Dans les années 1950, nous n'étions qu'une dizaine d'épistémologues dans le monde, nous nous connaissions tous. Aujourd'hui, tout le monde est épistémologue, tout le monde est en mesure de se prononcer sur le nucléaire, sur les OGM ou sur les mères porteuses... C'est ça la démocratie : l'imbécile a le droit de vote au même titre que le Prix Nobel. Il faut accepter cette nouvelle donne démocratique même si elle blesse les anciens magistères et les vieilles hiérarchies. Elle est incontournable. »A lire dans Le Monde
Excédés par la pratique des contrôles d'identité au faciès, quinze Français, tous noirs ou arabes, ont assigné le ministère de l'intérieur pour pratiques discriminatoires. Ils somment l'Etat de prouver que les contrôles d’identité subis avaient un motif légal. C'est une démarche inédite.
La violente répression policière qui a eu lieu lundi et mardi, à Tunis, marque un tournant. C'est cette période de transition révolutionnaire que raconte le livre de notre confrère, Pierre Puchot, intitulé La Révolution confisquée (Editions Sindbad Actes Sud). Enquête d’une année au cœur de la Tunisie révolutionnaire, l’ouvrage documente également la genèse du gouvernement dirigé par le parti musulman Ennahda. Bonnes feuilles.