Depuis cinq jours, Mimi Marchand, la papesse de la presse people, s’active pour bloquer la publication de photos sur lesquelles on voit le président du RN et l’animateur dîner dans la maison de vacances de celui-ci. Des clichés qui en disent long sur cette proximité que les deux hommes aimeraient garder secrète.
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Candidats au renouvellement de la fréquence de la chaîne d’info, les dirigeants de CNews ont refusé de s’engager à augmenter la part de l’information brute et à faire mieux en matière de pluralisme, confirmant ne pas s’envisager autrement que comme une chaîne d’opinion.
À quelques heures de la fin de la campagne des législatives, « Le Journal du dimanche », aidé par toute la galaxie Bolloré, a affirmé à tort que le gouvernement s’apprêtait à suspendre la loi immigration. Et refusé de supprimer son faux scoop, malgré la réserve électorale et quatre mises en demeure. Le parti Renaissance a déposé plainte.
Le régulateur des médias a infligé deux amendes de 60 000 et 20 000 euros pour « manquements » à ses obligations de la chaîne de Vincent Bolloré. En cause : une saillie raciste et un propos climato-sceptique.
Banalisation du RN au nom de la « neutralité », emprise des médias d’extrême droite de Bolloré, pilonnage de la gauche sur les plateaux, tandis que l’Arcom renouvelle certaines fréquences de la TNT : dans « À l’air libre », c’est l’heure du bilan médiatique de la campagne. Et il n’est pas fameux...
C8 et CNews exploitent gratuitement des fréquences publiques pour y déverser un discours de haine, ultraconservateur et désormais ultrapartisan. Comment mettre un frein à ce scandale démocratique ? L’Arcom, qui doit renouveler ou non 15 fréquences, en a l’occasion.
Progressif Media, une société dont le groupe de Vincent Bolloré est actionnaire, a entrepris de mener une campagne de discrédit contre Reporters sans frontières, à coups notamment de faux sites internet. Au motif que l’ONG plaide pour la régulation de CNews.
Les évolutions politiques outre-Atlantique nous tendent un miroir – et réciproquement. L’électorat non diplômé, hors des grandes villes, y a été perdu par la gauche. Tandis que la droite a assis son hégémonie culturelle avec l’aide de médias complaisants sinon totalement acquis.
Le groupe contrôlé par Vincent Bolloré a entamé les démarches pour acquérir le géant sud-africain MultiChoice, plateforme de télévision par satellite. Si le projet réussit, il lui donnera un monopole inédit sur le continent, une perspective qui inquiète des médias et des observateurs.
Si l’extrême droite est aux portes du pouvoir, c’est d’abord à cause de la faillite des élites françaises. Comme lors de la débâcle de juin 1940, si remarquablement décrite par Marc Bloch dans « L’Étrange défaite », il est urgent de pointer les innombrables lâchetés ou complicités qui ont conduit à cette catastrophe démocratique.