L’historienne Sabine Dullin inscrit l’exercice du pouvoir de Vladimir Poutine, et sa guerre d’agression en Ukraine, dans des modes de gouvernement établis depuis plusieurs siècles. Hormis de brèves perturbations, « autocratie et empire se sont nourris l’un l’autre ».
L’auteur de la trilogie « Metro » décrit pourquoi Vladimir Poutine, président mais aussi « capitaliste numéro un » de la Russie, a besoin de déstabiliser les régimes démocratiques à ses portes. Exilé depuis trois ans en Europe, le romancier dit se sentir toujours « vulnérable ».
Dans « La Dissolution de la Ve République », les juristes Denis Baranger et Olivier Beaud racontent l’impossible renaissance d’un régime parlementaire, sur les décombres d’un système présidentialiste dynamité de l’intérieur. La classe politique peine à s’adapter à cette nouvelle ère.
L’eurodéputée Saskia Bricmont revient sur le report de la signature de l’accord de libre-échange que la présidente de la Commission souhaitait signer ce week-end au Brésil. Elle dénonce la logique d’un texte foncièrement antagoniste avec celle d’un commerce équitable.
José Antonio Kast, un héritier de la dictature de Pinochet, accède au pouvoir suprême par la voie des urnes. L’événement, révélateur des limites de la transition démocratique accomplie voici quatre décennies, est aussi un signal inquiétant bien au-delà du Chili.
La sociologue Stéphanie Alenda explique comment, en moins de dix ans, la droite traditionnelle issue de la transition démocratique a été dominée par une force d’extrême droite, le Parti républicain de José Antonio Kast, favori du second tour du 14 décembre.
Ancienne dirigeante de la gauche radicale finlandaise, l’élue appelle ses camarades à prendre la mesure de la menace d’extrême droite sur le continent. Et défend une méthode de réarmement alternative à celle des camps conservateurs et libéraux.
Les plus fervents soutiens de Kyiv sont aussi les plus impuissants à provoquer une sortie de guerre favorable à l’Ukraine et à leur propre sécurité. Sans capacité ou volonté de changer la situation sur le terrain, ils subissent les foucades d’un protecteur états-unien devenu hostile.
La coalition du nationaliste flamand Bart De Wever a obtenu la confiance pour mener une politique d’économies au détriment des ménages les plus modestes. Contre toutes les alertes syndicales, le gouvernement fédéral touche aux malades, aux salariés et aux consommateurs.