La victoire de l'UMP ouvre la voie à Nicolas Sarkozy et François Fillon pour mettre en œuvre des réformes très sensibles. Des économies dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances pour 2010 jusqu'au changement de statut de La Poste, en passant par la baisse du taux du Livret A, le refus de tout coup de pouce au Smic, la réforme de la Sécurité sociale ou celle du code du travail, Mediapart dresse la liste des dossiers à hauts risques.
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Barack Obama a prononcé aujourd'hui un des discours les plus attendus de sa jeune administration. Depuis l'université du Caire, en Égypte, il a délivré une «adresse au monde musulman» qui vise à relancer les relations entre les États-Unis, les pays et la population de l'arc islamique. «Je suis venu chercher un nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans à travers le monde», a-t-il déclaré, «un cycle de méfiance et de discorde doit s'achever». Il a aussi esquissé ce que sera la nouvelle politique américaine au Proche-Orient. «La situation des Palestiniens est insupportable», a-t-il déclaré, demandant fortement un arrêt des colonies israéliennes en Cisjordanie.
En l'absence de toute explication définitive sur les raisons de la disparition du vol Rio-Paris, lundi 1er juin, chacun avance son explication. Coup de foudre, pot au noir, cumulonimbus: tentative de compréhension des mots employés.
Il y avait mille bonnes raisons pour les gouvernements américain et allemand de préférer le projet de reprise d'Opel par l'équipement canadien Magna plutôt que celui de Fiat. Côté américain, on espère que ce sera une solution transitoire et que le géant de Detroit sera en mesure de reprendre le contrôle de sa filiale européenne. Côté allemand, Berlin pense pouvoir préserver sa base industrielle et ses emplois. L'opération lui permet aussi de renforcer sa coopération avec les Russes. Depuis quelques années, l'Allemagne a changé de priorités: oubliant l'intégration européenne, elle met le cap à l'Est.
Lors d'un colloque sur l'Europe, organisé mercredi 27 mai à l'Assemblée nationale, Dominique de Villepin a reconnu, du bout des lèvres, qu'il voterait pour l'UMP. Mais il a souligné, deux heures durant, les insuffisances de la politique européenne de Nicolas Sarkozy et suggéré le «renvoi» de Manuel Barroso de la tête de la commission européenne. L'avant-veille, l'ancien premier ministre avait rencontré François Bayrou – une première.
Le voyage de Nicolas Sarkozy dans les monarchies du Golfe a aussi été l'occasion de relancer les affaires et signer des grands contrats. Dassault pourrait enfin y vendre ses avions Rafale. Toute la filière nucléaire française s'est mise en ordre pour obtenir la construction de nouveaux réacteurs EPR. L'Elysée tous ces développements économiques, multiplie les voyages et y dépêche ses émissaires.
L'essai nucléaire nord-coréen de lundi et l'escalade des derniers jours placent le monde entier, en particulier les États-Unis, face à un dilemme crucial : comment appréhender un régime exsangue qui, même lorsqu'il est invité à la table des négociations, n'en fait qu'à sa tête ? «À côté de la Corée du Nord, les négociations avec les Iraniens sont un modèle de rationalité», note un diplomate de l'ONU. Aujourd'hui, il faut bien se demander si la voie de la raison est encore possible avec le royaume communiste de la dynastie Kim.
En inaugurant, mardi à Abou Dhabi, la première base française créée à l'étranger depuis cinquante ans, Nicolas Sarkozy proclame haut et fort le nouvel objectif de la diplomatie française depuis son arrivée aux affaires : s'implanter durablement au Moyen-Orient et peser dans un conflit dominé par la question du programme nucléaire iranien. «Si l'Iran attaquait, effectivement, nous serions attaqués aussi», résume-t-on désormais à l'Elysée, tandis que Téhéran proteste contre cette implantation.
Parmi les nombreux échecs à mettre au débit de l'administration Bush, l'incapacité à stabiliser et à reconstruire l'Afghanistan est le plus désespérant, car le succès était à portée de main. Aujourd'hui, la situation est pire qu'en 2001 puisque c'est le Pakistan qui menace d'imploser à son tour. C'est cette histoire que nous raconte le journaliste et universitaire pakistanais Ahmed Rashid, le meilleur connaisseur de la région, dans son nouvel ouvrage qui paraît ces jours-ci en France. Mediapart en publie les bonnes feuilles.