Pour sauver Opel, l'Allemagne parie sur la Russie

Il y avait mille bonnes raisons pour les gouvernements américain et allemand de préférer le projet de reprise d'Opel par l'équipement canadien Magna plutôt que celui de Fiat. Côté américain, on espère que ce sera une solution transitoire et que le géant de Detroit sera en mesure de reprendre le contrôle de sa filiale européenne. Côté allemand, Berlin pense pouvoir préserver sa base industrielle et ses emplois. L'opération lui permet aussi de renforcer sa coopération avec les Russes. Depuis quelques années, l'Allemagne a changé de priorités: oubliant l'intégration européenne, elle met le cap à l'Est.

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Mais pourquoi GM et le gouvernement allemand ont-ils préféré l'équipementier canadien Magna plutôt que Fiat pour reprendre Opel? En apprenant ce choix, beaucoup d'observateurs ont été pris de doutes. Même le ministre allemand de l'économie, Karl-Theodor zu Guttenberg, a fait part de ses critiques et a préféré quitter la table des négociations, estimant qu'une «faillite ordonnée» était préférable à une reprise par Magna.

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