« Dédramatisons, les amis », écrit Didier Porte aux nouveaux auteurs des Guignols de l'info – dont il dévoile les noms. Ce qui se passe à Canal Plus, « c'est le ba ba du management ».
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Reprise en mains de Canal+, pensée unique en matière économique sur le service public, concentration des médias... Au fil des rachats, restructurations et nominations des PDG, l'information n'a jamais été aussi peu pluraliste en France.
Accélération de la concentration dans la presse quotidienne et audiovisuelle ; multiplication de faits de censure ; consanguinité de plus en plus accentuée et malsaine entre les milieux d’affaires et les médias ; verrouillage de l’information sur de nombreux médias audiovisuels, à commencer par l’audiovisuel public : la France vit une grave régression démocratique ! C'est presque le retour à la presse de l'avant-guerre, celle du Comité des forges.
Attribuée gratuitement par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, la chaîne Numéro 23 a été revendue par Pascal Houzelot 88,5 millions d'euros à NextRadioTV, qui elle-même va être croquée par le milliardaire Patrick Drahi (SFR, Numericable, Libération, L'Express...). Enquête sur cette pratique de l'État, qui consiste à livrer une ressource publique rare aux appétits privés.
Au lendemain des révélations de Mediapart sur la censure à Canal+, par Vincent Bolloré, d'un documentaire embarrassant pour le Crédit mutuel, le rédacteur en chef et producteur du film, Jean-Pierre Canet, raconte les coulisses d'une mise à mort éditoriale inédite sur la chaîne cryptée.
Vincent Bolloré, tout-puissant patron du groupe Vivendi, la maison mère de Canal+, a personnellement censuré d’un simple coup de téléphone un documentaire sur le Crédit mutuel et la fraude fiscale, qui devait être diffusé sur la chaîne cryptée. Bolloré et le Crédit mutuel ont de nombreux liens d’intérêt.
Une cinquantaine de riverains cambodgiens d'une plantation d'hévéas appartenant au groupe Bolloré ont assigné l'entreprise devant le tribunal de grande instance de Nanterre. Lui reprochant des violations des droits de l'homme et du droit de l'environnement, ils demandent chacun plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Les Guignols, la promotion de François Brottes et la rixe du Bikini de Reims viennent d’occuper les Unes de l’été. Apparemment sans rapport les uns avec les autres, ils racontent au fond la même histoire.