«Overseas»: L’apprentissage du service et de la servitude par les domestiques philippines

Dans le grand marché des migrations, le secteur de la domestique philippine envoie chaque année quelque 200 000 femmes travailler au Moyen-Orient, en Occident… La réalisatrice Sung-A Yoon s’est installée dans un centre de formation pour Overseas Filipino Workers (travailleurs philippins outre-mer) où l’on apprend à servir, nettoyer, s’occuper des enfants, mais aussi à réagir face à d’éventuelles maltraitances.

Images en Bibliothèques & Mediapart

12 décembre 2020 à 12h53

Elles seront employées de maison et laisseront souvent derrière elle, parfois pour des années, une famille, voire des enfants. « Ce ne sont pas forcément les femmes les plus pauvres qui partent. Aux Philippines, le niveau de salaire est si faible que même des femmes qui font partie de la classe moyenne supérieure sont candidates au départ, expliquait la réalisatrice Sung-A Yoon dans un entretien à Télérama. Se mettre au service, pendant quelques années, d’une famille à l’étranger permettra peut-être de mettre suffisamment d’argent de côté pour investir plus tard dans une entreprise. L’une des femmes que je filme, par exemple, était agente immobilière et son mari, architecte. »
Dans ce centre de formation, d’anciennes domestiques revenues au pays assurent les cours pratiques et théoriques. Et mettent en garde contre les risques du métier : la solitude, le désespoir, la violence psychologique, physique ou sexuelle de certains employeurs.
Un film poignant, récompensé dans de nombreux festivals.

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