A Calais, un virus tel un caillou dans la campagne

Les annulations d’événements par mesure de protection contre le Covid-19 et la fin de la campagne municipale ont rythmé la semaine à Calais (62). Dans cette ville où les traces de la crise des migrants sont toujours vives, les étudiants en photographie de l’Emi-CFD ont saisi les militants sur le terrain et des citoyens intéressés par les débats ou très éloignés de la politique.

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  1. 10 mars 2020, quartier du Petit Courgain, Calais. Laurent Roussel et deux colistiers font du porte-à-porte. Laurent Roussel est tête de liste du Rassemblement des citoyens calaisiens (RCC), qui se revendique sans étiquette. Il compte 49 candidats issus de tous les quartiers de la ville et majoritairement des milieux populaires. Ils sont en grande partie novices en politique et ne se seraient jamais engagés derrière une candidature soutenue par un parti politique.

    Ici, ils sont dans la rue Chateaubriand, dont la partie nord est constituée de petits pavillons indépendants gérés par l’office HLM de la ville. Le quartier du Petit Courgain jouxte le port de Calais. Il est coupé en deux par la rue Mollien, où se situe le café Au Cabestan. D’un côté du quartier, des petits pavillons, de l’autre, du logement HLM. Nathalie, seconde sur la liste, a grandi dans un immeuble HLM, récent à l’époque. Elle vit désormais dans la partie pavillonnaire. Elle a découvert il y a peu que les habitants de la zone pavillonnaire appelaient la partie HLM « les blocs ». Quand elle était petite, elle, parlait des « bâtiments ».

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