Calais, au centre de la crise migratoire

L’évacuation et la destruction de la « jungle » de Calais, en octobre 2016, n’ont rien réglé. Des centaines de migrants, dans une extrême précarité, tentent toujours le passage vers l’Angleterre. Nos reportages, entretiens et analyses.

Passeurs : comment les clans du nord de la France se jouent des autorités

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Départ vers l'Angleterre sur un canot pneumatique, le 16 octobre 2021. © Photo Marc Sanye / AFP Départ vers l'Angleterre sur un canot pneumatique, le 16 octobre 2021. © Photo Marc Sanye / AFP

Après le naufrage qui a fait 27 morts fin novembre, le ministre de l’intérieur a déclaré vouloir intensifier la lutte contre les passeurs. Depuis deux décennies, ces réseaux ne cessent de déjouer les stratégies de surveillance. 

Trafic de migrants : « 40 % des bateaux arrivent à traverser la Manche »

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Un policier de l'OCRIEST lors d'une perquisition en 2014. © Photo Martin Bureau / AFP Un policier de l'OCRIEST lors d'une perquisition en 2014. © Photo Martin Bureau / AFP

Trois semaines après le naufrage qui a fait au moins 27 morts au large de Calais, le patron de l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière, Xavier Delrieu, détaille le long travail de démantèlement des filières. 

Trois passeurs écopent de prison ferme pour des traversées de la Manche en « bande organisée »

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Douze jours après le naufrage mortel au large de Calais, le tribunal de Boulogne-sur-Mer jugeait lundi un autre dossier emblématique. Pour avoir participé à l’organisation de traversées, trois hommes ont écopé d’un an à quatre ans de prison ferme, trahis par leurs téléphones et des vidéos diffusées sur TikTok.

Husain, Shahwali, Maryam... : ces vies englouties au large de Calais

Par Sarah Brethes et Sheerazad Chekaik-Chaila
Mediapart a réuni les visages des exilés afghans et kurdes irakiens portés disparus depuis le naufrage du 24 novembre 2021. © Photomontage Mediapart Mediapart a réuni les visages des exilés afghans et kurdes irakiens portés disparus depuis le naufrage du 24 novembre 2021. © Photomontage Mediapart

Qui sont les vingt-sept hommes, femmes et enfants qui ont péri dans la Manche en tentant de rallier la Grande-Bretagne ? Il faudra des semaines, voire des mois pour les identifier formellement. Pour l’heure, Mediapart a réuni les visages de dix de ces exilés, afghans et kurdes irakiens, portés disparus depuis le naufrage du 24 novembre.

Des deux côtés de la Manche : la politique du blâme

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En-tête de la lettre de Boris Johnson à Emmanuel Macron, jeudi 25 novembre. © Capture d'écran Twitter En-tête de la lettre de Boris Johnson à Emmanuel Macron, jeudi 25 novembre. © Capture d'écran Twitter

Londres et Paris se renvoient la responsabilité à la suite du naufrage qui a coûté la vie à 27 demandeurs d’asile le 24 novembre. Après une lettre que Boris Johnson a adressée à Emmanuel Macron et publiée sur Twitter, le gouvernement français a désinvité la ministre de l’intérieur britannique lors des pourparlers européens prévus à Calais ce dimanche.

Dans la Manche, les traversées de tous les dangers

Par Sheerazad Chekaik-Chaila
Des Irakiens, Iraniens et Afghans secourus par un bateau de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) à Calais, le 15 septembre 2021. © Bernard Barron / AFP Des Irakiens, Iraniens et Afghans secourus par un bateau de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) à Calais, le 15 septembre 2021. © Bernard Barron / AFP

Le naufrage meurtrier survenu le 24 novembre, qui a coûté la vie à 27 personnes, rappelle les risques que les personnes exilées sont prêtes à prendre pour rejoindre les côtes anglaises. En mer, les sauveteurs tentent, eux, d’éviter le plus de drames possible.

À Calais, la nuit des corbillards

Par Sheerazad Chekaik-Chaila

Ce mercredi 24 novembre, au moins vingt-sept personnes sont mortes noyées dans le naufrage de leur embarcation au large des côtes calaisiennes alors qu’elles tentaient de rejoindre l’Angleterre. Aucune traversée illégale de la Manche n’avait été aussi meurtrière auparavant.

Exilés morts dans la Manche : le naufrage de la France

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La bateau de sauvetage rapatriant le corps des exilés naufragés, à Calais, le 24 novembre. © François Lo Presti / AFP La bateau de sauvetage rapatriant le corps des exilés naufragés, à Calais, le 24 novembre. © François Lo Presti / AFP

Au moins vingt-sept personnes ont trouvé la mort dans le naufrage de leur embarcation dans la Manche mercredi 24 novembre, alors qu’elles tentaient de rejoindre la Grande-Bretagne. Les autorités françaises ont aussitôt répondu par des promesses de mesures répressives, alors que celles-ci sont précisément, pour partie tout du moins, à l’origine de la décision des exilés de quitter la France au péril de leur vie.

Grévistes de la faim à Calais : « On a l’impression d’être baladés »

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Le prêtre Philippe Demeestère, Anaïs Vogel et Ludovic Holbein, en grève de la faim à Calais pour défendre les droits des exilés. © Louis Witter / Le Pictorium Le prêtre Philippe Demeestère, Anaïs Vogel et Ludovic Holbein, en grève de la faim à Calais pour défendre les droits des exilés. © Louis Witter / Le Pictorium

Jeudi 4 novembre, le prêtre Philippe a annoncé mettre fin à sa grève de la faim. Il l’avait entamée 25 jours plus tôt avec Anaïs et Ludovic, deux citoyens, qui eux la poursuivent, pour dénoncer les traitements subis par les exilés dans le Calaisis. Une tentative de médiation, organisée par le ministère de l’intérieur, a échoué.

Le Royaume-Uni s’entraînerait déjà à refouler les migrants en mer

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 © SAMEER AL-DOUMY / AFP © SAMEER AL-DOUMY / AFP

Depuis plusieurs semaines, les exilés sont plus nombreux à tenter la traversée de la Manche depuis les environs de Calais. En réponse, le gouvernement britannique a annoncé vouloir refouler les embarcations s’approchant du sud de l’Angleterre.

Ils hébergent des exilés des camps de Calais: «On fait de l’hospitalité militante»

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Mohammad et Ahmad ont passé le week-end chez Sophie et Bamba, fondateurs de Migraction59. © NB Mohammad et Ahmad ont passé le week-end chez Sophie et Bamba, fondateurs de Migraction59. © NB

Depuis 2018, le collectif citoyen Migraction59 permet à des exilés de Calais d’être hébergés en famille le temps d’un week-end, à Calais et jusque dans la métropole lilloise, par « solidarité régionale ».

A Calais, les évacuations de camps de migrants s’intensifient

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L'une des évacuations ayant eu lieu à Calais mardi 6 avril 2021. © Capture d'écran - Vidéo Human Rights Observers L'une des évacuations ayant eu lieu à Calais mardi 6 avril 2021. © Capture d'écran - Vidéo Human Rights Observers

Mardi 6 avril, dans l’après-midi, plusieurs camps de migrants ont été évacués par les forces de l’ordre alors que personne ne s’y attendait. Le camp surnommé « BMX », pour lequel le tribunal administratif de Lille s’était prononcé contre une expulsion fin mars, a lui aussi été concerné.

Victime d’un tir de LBD, un Erythréen porte plainte et veut faire reconnaître la responsabilité de l’Etat

Par et Céline Brégand
Bhrane G., le 26 février 2021 à Calais. © CP / Mediapart Bhrane G., le 26 février 2021 à Calais. © CP / Mediapart

Gravement blessé à la tête lors d’une intervention de police à Calais, le 11 novembre 2020, Bhrane G. a passé deux mois à l’hôpital. Ce demandeur d’asile érythréen a déposé plainte et va saisir le tribunal administratif. Une enquête est ouverte.

A Calais, des exilés expulsés d’Angleterre retentent la traversée

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L'entrée de la "hospital jungle", à Calais. © Nejma Brahim L'entrée de la "hospital jungle", à Calais. © Nejma Brahim

Depuis cet été, le Royaume-Uni durcit le ton avec la France sur la question migratoire et renforce les mesures d’expulsion des demandeurs d’asile relevant de la procédure Dublin. De retour à Calais, ces derniers sont prêts à retenter leur chance.

François Gemenne: «On assiste à une libération de la parole raciste et xénophobe»

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Au programme d'À l'air libre: L'universitaire François Gemenne, qui publie On a tous un ami noir, est l'invité de notre émission, consacrée lundi aux migrations. Également au sommaire : entretien avec la capitaine et activiste Carola Rackete, et un retour sur la situation à Calais.

A Calais, les associations contraintes de ruser pour livrer des repas aux migrants

Par Nejma Brahim
La zone du Virval, à Calais. © NB La zone du Virval, à Calais. © NB

L’arrêté préfectoral venu interdire la distribution de repas aux personnes exilées est vécu comme une indignité par les associations concernées, qui n’ont pas cessé leurs actions d’aide pour autant. Chaque jour, la police tente de les en empêcher.

François Gemenne: «Fermer les routes migratoires est absurde et dangereux»

Par
Des bateaux utilisés par des migrants stockés au port de Douvres, le 15 août 2020. © AFP Des bateaux utilisés par des migrants stockés au port de Douvres, le 15 août 2020. © AFP

Face à l’augmentation du nombre de migrants traversant la Manche au départ de la France, les autorités britanniques viennent d’appeler à la rescousse la Royal Navy pour rendre cette route maritime « impraticable ». Le chercheur François Gemenne explique pourquoi chercher à empêcher les migrants de passer ne sert à rien. Pour éviter des morts en mer, il plaide pour la mise en place de voies d’accès « sûres et légales ».

A Calais, des associations pointent une recrudescence des violences policières

Par Nejma Brahim

Une vidéo montre des policiers exfiltrer violemment des exilés d’un bus, vendredi 22 mai. Globalement, des militants jugent que les conditions de vie dans les camps se sont aggravées pendant le confinement. « Le seul centre d’hébergement spécial Covid créé n’a pas suffi. »

A Calais, Natacha Bouchart fait des migrants une rente politique

Par Morgan Railane (Médiacités)
Natacha Bouchart vise un troisième mandat de maire de Calais aux municipales de 2020. © MR Natacha Bouchart vise un troisième mandat de maire de Calais aux municipales de 2020. © MR

La maire LR postule à un troisième mandat à la tête de la première ville du Pas-de-Calais. Favorite face à un RN divisé et à une gauche en reconstruction, elle a réussi à transformer la présence de migrants en atout politique… et en plantureuses subventions.

Migrants : le « modèle » de Grande-Synthe en sursis après l’évacuation d’un campement

Par
À l'intérieur du gymnase du Moulin, en mai 2018, où attendent des dizaines de familles de Kurdes irakiens. © Laurene Daycard À l'intérieur du gymnase du Moulin, en mai 2018, où attendent des dizaines de familles de Kurdes irakiens. © Laurene Daycard

L’État a évacué mardi 17 septembre un campement de 800 exilés à Grande-Synthe, près de Calais. Alors que l’écologiste Damien Carême, maire jusqu’en juillet, avait tenté d’organiser un accueil plus digne, son départ engendre des incertitudes sur le terrain. Reportage.

Procès de l’affaire Mawda : un an de prison avec sursis pour le policier ayant tiré

Par

Le tribunal correctionnel de Mons, en Belgique, a rendu son jugement vendredi 12 février. Le policier ayant tiré sur la fillette kurde lors d’une course-poursuite avec un camion transportant des migrants en mai 2018, lui donnant ainsi la mort, a été condamné à un an de prison avec sursis. Le chauffeur de la camionnette, à quatre ans de prison ferme.

Violences contre des migrants: quand des gendarmes brisent l’omerta

Par Tomas Statius

Après des violences contre un mineur étranger à Calais, des gendarmes ont dénoncé des collègues, permettant une condamnation.

Des migrants iraniens prennent la mer par «désespoir» dans le nord de la France

Par Elisa Perrigueur
La traversée de la Manche. © Elisa Perrigueur La traversée de la Manche. © Elisa Perrigueur

Mardi, au petit matin, deux embarcations transportant 18 migrants ont été interceptées au large de Dunkerque et de Douvres. Cette année, 268 migrants ont tenté de ou sont parvenus à rejoindre la Grande-Bretagne par bateau. Ce type de départs périlleux s’accélère depuis octobre. Ces passagers sont iraniens, pour la plupart, comme Davod, aujourd’hui réfugié à Londres.

Grande-Synthe: Mawda, 2 ans, migrante, tuée par balle

À l'intérieur du gymnase, les familles se sont recréé des espaces individuels en délimitant des espaces avec des lits picot et des draps tendus. © EP À l'intérieur du gymnase, les familles se sont recréé des espaces individuels en délimitant des espaces avec des lits picot et des draps tendus. © EP

Une course-poursuite entre une camionnette de migrants et la police belge a provoqué la mort d’une fillette kurde hébergée dans un camp à Grande-Synthe. Après avoir démenti, le parquet de Mons a admis que l’enfant avait été tuée par une balle. À Grande-Synthe, la douleur est vive et les langues se délient.

La jungle de Calais, «un lieu où l’on pouvait réinventer sa vie»

 © Mediapart © Mediapart

Rencontre avec Nicolas Klotz et Élisabeth Perceval, réalisateurs du documentaire L’héroïque lande, la frontière brûle, en salles depuis le 11 avril, qui porte un regard rare et précieux sur la ville monde, la ville du futur, qu’était la jungle de Calais.

A Calais, les routes de la mort pour les migrants

Par Elisa Perrigueur
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Il se prénommait Biniam. Âgé de 22 ans, il fuyait l’Érythrée et il est mort le 9 janvier percuté sur l'autoroute, près du port de Calais en tentant de passer en Angleterre. Son frère réfugié en Allemagne est venu chercher son corps. Il a découvert, stupéfait, la violence que vivent les migrants. Ils sont trente-sept, depuis 2015, à avoir perdu la vie en tentant de franchir la forteresse de la frontière de Calais.

Calais: depuis la visite de Macron, la situation n’a fait qu’empirer

Par
Dans les environs de Calais, vendredi 2 février 2017. © Elisa Perrigueur Dans les environs de Calais, vendredi 2 février 2017. © Elisa Perrigueur

Une rixe entre migrants a fait 21 blessés, dont cinq par balle, jeudi 1er février à Calais. Quatre sont aujourd’hui entre la vie et la mort. Les associations dénoncent depuis des semaines la tension grandissante sur place, notamment en raison de la politique de « non-fixation » mise en place par les autorités.

Macron à Calais: avec ou contre lui

Par
Près de l'ancienne « jungle » de Calais, le 23 août 2017. © Reuters Près de l'ancienne « jungle » de Calais, le 23 août 2017. © Reuters

Alors que sa politique migratoire est critiquée de toutes parts, y compris par ses proches, Emmanuel Macron s’est rendu mardi à Calais, où il a posé ses conditions aux associations. Toute la journée, il a tenu un discours de fermeté derrière lequel a transparu son incapacité à souffrir la contestation.

Aurélien Bellanger: «Calais? Une zone de guerre, strictement»

Par
"1993" © Jean-Louis Fernandez "1993" © Jean-Louis Fernandez

Qui pouvait s’imaginer, lors du chantier du tunnel sous la Manche inauguré en 1994, que le site accueillerait des années plus tard la « jungle » des migrants de Calais ? Le romancier Aurélien Bellanger s’interroge sur ce que sont devenus ces rêves de modernité et de paix européens dans 1993, mis en scène par Julien Gosselin.

De Calais à Nice, sans voies légales, les frontières tuent

Par

Pour la première fois, un automobiliste est mort à Calais dans un accident causé par un barrage de migrants voulant rejoindre l'Angleterre. De l'autre côté de la France, à la frontière avec l'Italie, un exilé a été blessé par électrocution sur le toit d’un train. 

A Calais, face à la police, les associations en appellent à la justice

Par

Après le Défenseur des droits, des associations de défense des droits des étrangers fustigent un « déni d’humanité » à Calais et demandent l’ouverture d’un lieu d’accueil. Elles déposent une requête devant le tribunal administratif de Lille, estimant qu’il n’existe pas de possibilité de dialogue avec l’État.

A Calais, le Défenseur des droits reproche à l’Etat un «déni d’existence» des exilés

Par
Des migrants près de l'ancienne « jungle » à Calais, le 1er juin 2017. © Reuters Des migrants près de l'ancienne « jungle » à Calais, le 1er juin 2017. © Reuters

Cette autorité indépendante dénonce les conditions de vie « inhumaines » subies par les migrants, accuse l’État de les « traquer » et l’exhorte à ouvrir un lieu d'hébergement.

Asile et immigration: les premiers faux pas du quinquennat Macron

Par

Les associations de défense des droits des étrangers dénoncent la réponse sécuritaire apportée par Gérard Collomb au retour des migrants à Calais. Elles redoutent la poursuite d’une politique « déshumanisante » qu’elles jugent inefficace et dangereuse.

Les migrants reviennent à Calais, la brutalité policière aussi

Par Haydée Sabéran
À Calais, des policiers bloquent l'accès des migrants à un point de distribution de repas, le 1er juin 2017 © Reuters À Calais, des policiers bloquent l'accès des migrants à un point de distribution de repas, le 1er juin 2017 © Reuters

« L’essentiel est de tarir les flux d’arrivées. » C’est ainsi que le ministre de l’intérieur justifie l’envoi de renforts policiers à Calais, pour interdire les distributions bénévoles de nourriture aux migrants. Ces derniers reviennent à proximité de l’ancienne « jungle » pour tenter de passer en Angleterre. Reportage.

Un ancien passeur raconte le trafic de migrants entre la France et l’Angleterre

Par
Dans le nord, tout est question de routes pour les passeurs. D’après les policiers, les Kurdes d’Irak et les Albanais se sont « approprié » des parkings le long des autoroutes dans le courant des années 2000 © Elisa Perrigueur Dans le nord, tout est question de routes pour les passeurs. D’après les policiers, les Kurdes d’Irak et les Albanais se sont « approprié » des parkings le long des autoroutes dans le courant des années 2000 © Elisa Perrigueur

Depuis deux décennies, les passeurs opérant en bandes organisées se succèdent autour de Calais et de Grande-Synthe, où le camp humanitaire a été ravagé par un incendie dans la nuit du 10 au 11 avril. Hommes invisibles qui dorment le jour, vivent la nuit, ils sont détestés des migrants mais indispensables pour franchir la frontière. Un ancien passeur a accepté de témoigner.

Migrants: à Calais, la distribution de repas recommence

Par

Pour la première fois depuis le « démantèlement » de la « jungle » de Calais, en octobre 2016, plusieurs associations ont décidé de recommencer à servir des repas aux exilés, pour beaucoup mineurs, qui se retrouvent dans les parages en espérant rejoindre la Grande-Bretagne.

Des Soudanais de Calais accueillis à Marseille ont repris le chemin de l’exil

Par et

Ils font partie des 6 000 réfugiés dispersés en France dans des centres d’accueil et d’orientation, à la suite du démantèlement du bidonville de Calais. Eux ont atterri dans un foyer à Marseille, mais en sont déjà partis. Depuis quelques jours, ils découvrent Paris.

Calais: l'affaire des douches pour migrants face au tribunal

Par

La semaine dernière, la mairie a installé une benne à ordures devant un local du Secours catholique pour empêcher les exilés de venir s'y doucher. La juge administrative a ordonné le retrait de l'engin.

A Calais, la mairie empêche les migrants de se laver

Par

Alors qu'entre 100 et 500 migrants sont de retour à Calais, parmi lesquels de nombreux mineurs, la mairie a installé une benne à ordures devant un local du Secours catholique pour empêcher les exilés de venir s'y doucher. Ils n'ont pourtant pas d'autre choix : depuis le « démantèlement » de la « jungle », il n'existe plus de structure étatique d'accueil sur place.

En Occitanie, les ratés de l’après-Calais

Par
Isolés, floués par les lenteurs et les promesses non tenues de l’administration, certains migrants envisagent de repartir dans le Nord. © ER Isolés, floués par les lenteurs et les promesses non tenues de l’administration, certains migrants envisagent de repartir dans le Nord. © ER

Dans la région toulousaine, l’après-Calais est amer pour les migrants partis de la « jungle ». Isolés, floués par les lenteurs et les promesses non tenues de l’administration, certains envisagent de repartir dans le Nord.

Dans le camp de Calais: «On reviendra. On a déjà fait plus difficile»

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Le démantèlement du bidonville devrait commencer lundi 24 octobre. Alors certains migrants tentent par tous les moyens de passer en Angleterre, au risque de leur vie. D'autres s'installent la nuit dans des forêts alentour, au risque de créer de nouvelles jungles. Car personne ne croit que l'errance prendra fin, une fois monté dans les bus.

«En direct de Mediapart», première partie: retour à Calais

Vidéo accessible dans l'article Vidéo accessible dans l'article

Notre émission devient hebdomadaire, chaque mercredi à 20 heures : explications. Carine Fouteau revient sur l’évacuation de la “jungle” de Calais.

La dernière nuit «paranoïaque» de 120 mineurs dans la «jungle» de Calais

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Oubliés de l'opération étatique de « mise à l'abri », une centaine d'adolescents ont passé une dernière nuit dans l'école du bidonville de Calais. Leur habitation de fortune n'a pas pris feu, comme ils le redoutaient, mais ils ont reçu la visite de militants d'extrême droite.

De Calais à Stalingrad, des réfugiés reviennent vers Paris à cause du démantèlement

Par
 © CF © CF

La perspective de la destruction du bidonville de Calais a fait fuir certains de ses occupants. Alors que la « jungle » partait en fumée mercredi 26 octobre, plusieurs centaines d’exilés avaient disparu des radars. Quelques-uns sont allés dans des squats aux alentours, d’autres sont revenus à Paris.

«Jungle» de Calais: l’Etat trie les mineurs à la va-vite

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Nabil, 15 ans, dans le camp depuis une dizaine de jours. © Bertrand Gaudillère/Item Nabil, 15 ans, dans le camp depuis une dizaine de jours. © Bertrand Gaudillère/Item

Alors que les départs en bus des exilés de la « jungle » de Calais se sont poursuivis mardi 25 octobre, les ONG dénoncent l’accueil réservé aux mineurs isolés et la sélection arbitraire qui est effectuée par l’administration. Les avocats, interdits d’accès à la zone, ont manifesté leur exaspération.

«Jungle» de Calais: premiers départs, destination inconnue

Par
Calais, le 24 octobre 2016. Des cartes de France sont données aux migrants. © Bertrand Gaudillère / Item Calais, le 24 octobre 2016. Des cartes de France sont données aux migrants. © Bertrand Gaudillère / Item

Alors que le gouvernement cherche à vider le campement, beaucoup de migrants restent indécis sur la proposition qui leur est faite de rejoindre des centres temporaires d’hébergement. La destruction des cabanons devrait débuter dès le 25 octobre.

Dans la «jungle» de Calais: nervosité et tensions avant la destruction

Par et
Dans le quartier des Soudanais, le 17 octobre 2016 au matin. © Irène Casado Dans le quartier des Soudanais, le 17 octobre 2016 au matin. © Irène Casado

Mediapart a passé deux jours avec un groupe de Soudanais dans la « jungle » de Calais. La mort dans l’âme, ils s’apprêtent à renoncer à leur rêve anglais. Ils s’inquiètent d’être séparés lorsque les bus viendront les chercher pour les conduire dans les centres d’hébergement dispersés en France.

Les préparatifs de l’évacuation de la «jungle» de Calais se compliquent

Par
À Calais, dans le bidonville, le 12 octobre 2016. © Reuters À Calais, dans le bidonville, le 12 octobre 2016. © Reuters

Le démantèlement de la « jungle » de Calais tourne au casse-tête pour les services de l’État. Des milliers de fonctionnaires sont mobilisés pour une opération à haut risque en raison de la présence de plus d’un millier de mineurs isolés et de la défection des associations.

«Les passages vers l’Angleterre s’accélèrent avant l’évacuation de la “jungle”»

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Près de la «jungle» de Calais, le 1er octobre 2016. © Reuters Près de la «jungle» de Calais, le 1er octobre 2016. © Reuters

Le gouvernement pensait pouvoir se prévaloir du soutien des associations pour démanteler le bidonville de Calais. Ce n'est plus le cas. Le président de L'Auberge des migrants estime que déplacer 9 000 personnes en un temps record n'est pas adapté à la situation.

Monsieur le président, des enfants réfugiés meurent à Calais!

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Alors que François Hollande se rend pour la première fois à Calais lundi 26 septembre pour évoquer la situation des migrants, ne tolérons plus que la France délaisse des enfants dans la « jungle ».

Un frère et une sœur syriens bloqués en France malgré leur droit

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Ils ne sont âgés que de 11 et 15 ans, sont venus par leurs propres moyens d'un pays en guerre et répondent aux critères pour rejoindre légalement leur grand frère en Grande-Bretagne.

Près de 900 mineurs isolés sont pris au piège à Calais

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Le nombre de mineurs vivant sans parents dans la boue du plus grand bidonville de France a doublé en quelques mois. L’État a prévu d’ouvrir un centre, composé de conteneurs, pour 72 d’entre eux, alors qu’ils sont près de 900 à vivoter à Calais. Malgré les engagements des autorités françaises et britanniques, les procédures légales de réunification familiale restent difficiles à mettre en œuvre.

La CGT en situation délicate à Calais

Par

Le syndicalisme n'est pas épargné par la montée des discours anti-migrants et tente d'y faire face, sans pouvoir balayer totalement les angoisses des salariés. Cas d'école à Calais, à l'occasion de la manifestation appelant au démantèlement de la jungle et à la fin de la "pression migratoire", appelée notamment par des militants de la CGT.

Des réfugiés interdits d’entrer dans le camp de Grande-Synthe

Par

L’accès à ce camp « humanitaire » est désormais interdit aux nouveaux arrivants voyageant sans famille qui représentent pourtant la majorité des migrants. Médecins sans frontières, qui a conçu les lieux avec le maire de la ville, appelle son partenaire à renoncer à cette restriction.  

Crise humanitaire aiguë autour du tunnel sous la Manche

Par

Les réactions politiques se multiplient après la mort de neuf migrants en moins de deux mois, lors de tentatives pour rejoindre l’Angleterre. Afin de rajouter des obstacles entre les migrants et les voies du tunnel sous la Manche, des barrières s'érigent.

Dossier: l'Europe face à la tragédie des réfugiés

Après notre opération spéciale #OpenEurope en 2015, Mediapart poursuit sa couverture détaillée de la crise des réfugiés et de la montée des égoïsmes en France et en Europe. Retrouvez nos reportages et enquêtes.

Calais jour après jour: Londres s’engage à accueillir des mineurs isolés

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La « jungle » de Calais est une honte. Mediapart chronique ce qui s’y passe. Mardi 11 octobre : Londres et Paris qui s’accusent d’avoir tardé à prendre en charge les mineurs isolés.

«Liz», cette Anglaise qui porte secours aux enfants isolés à Calais

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Liz Clegg, le 21 février 2016, à Calais Liz Clegg, le 21 février 2016, à Calais

Dans la « jungle », tout le monde connaît Liz Clegg. Arrivée ici à l'été 2015, elle prend soin nuit et jour d'une quinzaine d'enfants afghans seuls, perturbés par l'exil, le voyage et la vie dans cet immense bidonville aujourd'hui en partie démantelé. À Calais, parmi les bénévoles qui s'occupent des migrants, 80 % sont britanniques.

Calais reste une prison à ciel ouvert pour les migrants

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Nicolas Sarkozy devait y faire un meeting mardi soir, annulé à la dernière minute. Il faut dire que le candidat, dans cette ville symbole de sa politique de l'immigration, aurait fait face à la colère et l'indignation des habitants. Car depuis la fermeture de Sangatte, rien n'a changé.

A Calais, l’impossible résilience de certains migrants

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Ils ont connu l’horreur dans leur pays d’origine, puis sur la route de l’exil, parfois aussi en France. Une centaine de personnes sont suivies en santé mentale dans le bidonville de Calais par des médecins hospitaliers ou humanitaires. Lesquels constatent que les conditions de vie dans la « jungle » empirent.

Migrants: la France cessera-t-elle de garder les frontières britanniques?

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Il est peu probable que les migrants profitent de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Les barrières installées à Calais, en grande partie financées par Londres, ne sont pas près de s’abaisser.

De Calais à Grande-Synthe, deux visions opposées de la mise à l’abri des migrants

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Une famille kurde le 8 mars dans le camp conçu par MSF. © Reuters Une famille kurde le 8 mars dans le camp conçu par MSF. © Reuters

Malgré les tentatives de sabordage de la préfecture, le camp de réfugiés construit à Grande-Synthe par MSF a ouvert ses portes. Il repose sur une conception diamétralement différente de celle des containers installés par l'État à Calais pour vider la « jungle ». Alors que le garde des Sceaux se rend dans le Calaisis ce lundi, le maire de Grande-Synthe a prévu de dresser un premier bilan de son initiative.

Des policiers usés par l’«enfer calaisien»

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Dans un champ près de la « jungle » le 21 janvier 2016. © Reuters Dans un champ près de la « jungle » le 21 janvier 2016. © Reuters

Alors qu'une partie de la lande doit être détruite dans les jours qui viennent, les policiers en poste à Calais se disent « au bout du rouleau ». Accusés de violences par des migrants, ils affirment ne plus toujours comprendre le sens de leur mission. Mediapart a recueilli leurs témoignages. Le risque de dérapage existe, prévient un haut gradé, tandis qu'un collègue affirme être exaspéré de « faire le boulot des Anglais ».

Réfugiés: «Calais, c'est pire que les camps au Moyen-Orient»

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Bruno Jochum, le directeur général de la section suisse de Médecins sans frontières (MSF), appelle les États européens à améliorer l'accueil des réfugiés. Alors que Bernard Cazeneuve reçoit ce mercredi la maire de Calais, il considère comme « inexcusable » la manière dont sont traités les migrants dans cette ville.

Calais: comment l’Etat éloigne les migrants de la «jungle»

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Vue aérienne de la « new jungle » de Calais.  © Reuters Vue aérienne de la « new jungle » de Calais. © Reuters

Pour réduire le nombre de réfugiés vivant dans le bidonville à Calais, le gouvernement a opté pour la stratégie de la dispersion : en quelques jours, environ 1 450 exilés (sur 6 000) ont été envoyés aux quatre coins du pays, certains dans des centres de rétention, d'autres dans des centres d'hébergement pour un mois. La viabilité de cette politique interroge.

L’Etat français enferme les migrants en transit à Calais par centaines

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Lors de sa visite à Calais, le ministre de l'intérieur a promis des « tentes chauffées » aux exilés vivant dans le bidonville. Depuis, les placements en rétention se multiplient. Des familles sont séparées car les migrants interpellés sont envoyés aux quatre coins du pays. Les associations dénoncent un « recours massif » à la privation de liberté.

A Calais, la vie «avec et contre» les migrants

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En un an, le nombre de migrants a doublé dans la «New Jungle»: six mille personnes y vivent dans des conditions épouvantables. Dans cette région où Marine Le Pen est tête de liste, la maire LR de Calais, Natacha Bouchart, n'hésite pas à dire que les migrants sont une «richesse culturelle» tout en les reléguant dans une ancienne décharge. Entre gestes de solidarité quotidiens et manifestations bras tendus, la ville est pleine d'ambivalences.

De Vintimille à Calais, Cazeneuve en garde-frontière zélé de l'Europe

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En échange de la « sécurisation » du port de Calais et du tunnel sous la Manche, la France accepte de surveiller les frontières de la Grande-Bretagne à sa place. Entre Vintimille et Menton, les policiers multiplient les contrôles au faciès pour décourager les passages de réfugiés débarqués en Europe viala Méditerranée. Des Alpes-Maritimes au Calaisis, Bernard Cazeneuve assume ce nouveau rôle de garde-barrière, quitte à enfreindre quelques principes juridiques européens. 

«Quand il y a une catastrophe au Népal ou en Haïti, la France sait intervenir. Mais pas à Calais»

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Quatre ONG ont lancé mardi dernier une grande opération humanitaire à Calais afin que les campements de migrants soient au moins aux normes de « n'importe quel camp de réfugiés dans le monde ».

A Calais, le cri d'alarme des Syriens: «Ne nous laissez pas aux mains des trafiquants!»

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Alors que plusieurs ONG lancent à Calais une impressionnante opération pour faire en sorte qu'y soient respectées « les normes internationales » des camps de réfugiés, une poignée de Syriens manifestent quotidiennement pour obtenir le droit de se rendre en Grande-Bretagne. Face à eux, des fourgons de CRS pour les disperser.

Christian Salomé: «A Calais, il faut que l'Etat prenne la relève»

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4 000 migrants s'entassent dans la région de Calais, soit 2 000 de plus qu'à l'époque de Sangatte. Pour Christian Salomé, président de l'Auberge des migrants à Calais, «cet été, si rien ne change, ça explosera».

A Calais, l'impasse pour les migrants

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Alors qu’un nouveau lieu, ouvert récemment, cogéré par des migrants et des militants qui leur viennent en aide, laissait espérer une solution un peu moins précaire pour les plus de 600 migrants dispersés autour de Calais, la justice vient d’ordonner son évacuation.

Pourquoi Calais fait face à «une crise humanitaire jamais vue»

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L'afflux de migrants à Calais est en train de déborder les associations alors que les actes et agressions racistes se multiplient en ville. Depuis dix ans et la fermeture de Sangatte par Sarkozy, la situation n'a cessé de se dégrader. 250 femmes et une quinzaine d'enfants sont aujourd'hui dans la zone. Du jamais vu.

Documentaire. « Qu'ils reposent en révolte », sur les migrants de Calais

Par Mediapart & Images en bibliothèques
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Il n'est pas question d'immigration dans ce film, mais de personnes qui migrent et se heurtent à l'absurde violence qui leur est faite. Sorti en 2011, le documentaire très remarqué de Sylvain George est à voir en intégralité sur Mediapart. 

Ouvrez l'Europe #OpenEurope

Depuis le 1er juillet, Mediapart a lancé une opération spéciale en partenariat avec neuf journaux européens et tunisien ainsi qu'avec plusieurs grandes associations et ONG.

Calais : des migrants harcelés par les policiers selon le Défenseur des droits

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Après plus d'un an d'enquête, le Défenseur des droits demande la fin du harcèlement policier dont sont victimes les migrants en transit à Calais, avec une « autorisation tacite » de la hiérarchie policière.

Jacques Rancière: «Savoir où l'on place l'intolérable dans nos vies»

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En écho au film de Sylvain George, Mediapart a rencontré Jacques Rancière. Le philosophe s'intéresse à la manière dont ce film part du quotidien des migrants pour aboutir à la désignation de l'«intolérable» et au récit d'un dispositif de contrôle européen et mondial.

Au cinéma, les migrants de Calais ou l'art de la révolte

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Le film de Sylvain George, Qu'ils reposent en révolte (Des figures de guerre I) offre aux migrants de Calais le grand écran. Mediapart présente en exclusivité deux séquences, Nuit d'hiver et Burning Fingers, rendant compte de la logique d'État à l'œuvre dans cette zone frontalière.

A Calais, quand Eric Besson veut fermer la «jungle»...

En visite à Calais, jeudi 23 avril, Eric Besson a promis la fermeture d'ici la fin de l'année de la «jungle», cette zone informelle où campent des centaines de migrants en transit vers la Grande-Bretagne. «Car la loi de la jungle, c'est la loi des passeurs», s'est justifié le ministre de l'immigration. Au-delà des effets d'annonce, les observateurs doutent de la faisabilité, comme de l'efficacité d'une telle mesure. Entretien avec le documentariste Sylvain George, présent à Calais lors du passage éclair du ministre, qui filme depuis deux ans le quotidien des migrants.

Exilés afghans: guerre des nerfs dans le Calaisis

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Une cinquantaine d'Afghans enfermés dans un centre de rétention administrative du Pas-de-Calais pourraient être expulsés vers Kaboul dans le cadre d'un retour forcé organisé avec la Grande-Bretagne. C'est en tout cas ce que craignent plusieurs associations de défense des droits des étrangers, alors que les conditions de vie des exilés se dégradent dans le Calaisis. L'écrivain Atiq Rahimi estime que «les renvoyer, c'est les condamner à un avenir incertain».

Après Sangatte, la jungle dans le Calaisis

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À l'occasion de la conférence européenne sur l'asile, organisée les 8 et 9 septembre à Paris, un collectif d'associations décrit les conditions dramatiques dans lesquelles vivent les exilés en route vers la Grande-Bretagne. Intitulé La loi des jungles, le rapport incrimine le durcissement des contrôles européens. Six ans après la fermeture de Sangatte, toujours autant d'Afghans et d'Irakiens se retrouvent sur le littoral de la Manche et de la mer du Nord.

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