Dossier Calais, au centre de la crise migratoire

A Calais, face à la police, les associations en appellent à la justice

France

Après le Défenseur des droits, des associations de défense des droits des étrangers fustigent un « déni d’humanité » à Calais et demandent l’ouverture d’un lieu d’accueil. Elles déposent une requête devant le tribunal administratif de Lille, estimant qu’il n’existe pas de possibilité de dialogue avec l’État.

A Calais, le Défenseur des droits reproche à l’Etat un «déni d’existence» des exilés

Asile

Cette autorité indépendante dénonce les conditions de vie « inhumaines » subies par les migrants, accuse l’État de les « traquer » et l’exhorte à ouvrir un lieu d'hébergement.

Asile et immigration: les premiers faux pas du quinquennat Macron

France — Analyse

Les associations de défense des droits des étrangers dénoncent la réponse sécuritaire apportée par Gérard Collomb au retour des migrants à Calais. Elles redoutent la poursuite d’une politique « déshumanisante » qu’elles jugent inefficace et dangereuse.

Les migrants reviennent à Calais, la brutalité policière aussi

France — Reportage

« L’essentiel est de tarir les flux d’arrivées. » C’est ainsi que le ministre de l’intérieur justifie l’envoi de renforts policiers à Calais, pour interdire les distributions bénévoles de nourriture aux migrants. Ces derniers reviennent à proximité de l’ancienne « jungle » pour tenter de passer en Angleterre. Reportage.

Un ancien passeur raconte le trafic de migrants entre la France et l’Angleterre

International — Reportage

Depuis deux décennies, les passeurs opérant en bandes organisées se succèdent autour de Calais et de Grande-Synthe, où le camp humanitaire a été ravagé par un incendie dans la nuit du 10 au 11 avril. Hommes invisibles qui dorment le jour, vivent la nuit, ils sont détestés des migrants mais indispensables pour franchir la frontière. Un ancien passeur a accepté de témoigner.

Migrants: à Calais, la distribution de repas recommence

France — Reportage

Pour la première fois depuis le « démantèlement » de la « jungle » de Calais, en octobre 2016, plusieurs associations ont décidé de recommencer à servir des repas aux exilés, pour beaucoup mineurs, qui se retrouvent dans les parages en espérant rejoindre la Grande-Bretagne.

Des Soudanais de Calais accueillis à Marseille ont repris le chemin de l’exil

Asile — Reportage

Ils font partie des 6 000 réfugiés dispersés en France dans des centres d’accueil et d’orientation, à la suite du démantèlement du bidonville de Calais. Eux ont atterri dans un foyer à Marseille, mais en sont déjà partis. Depuis quelques jours, ils découvrent Paris.

Calais: l'affaire des douches pour migrants face au tribunal

France

La semaine dernière, la mairie a installé une benne à ordures devant un local du Secours catholique pour empêcher les exilés de venir s'y doucher. La juge administrative a ordonné le retrait de l'engin.

A Calais, la mairie empêche les migrants de se laver

France

Alors qu'entre 100 et 500 migrants sont de retour à Calais, parmi lesquels de nombreux mineurs, la mairie a installé une benne à ordures devant un local du Secours catholique pour empêcher les exilés de venir s'y doucher. Ils n'ont pourtant pas d'autre choix : depuis le « démantèlement » de la « jungle », il n'existe plus de structure étatique d'accueil sur place.

En Occitanie, les ratés de l’après-Calais

Droit des étrangers — Reportage

Dans la région toulousaine, l’après-Calais est amer pour les migrants partis de la « jungle ». Isolés, floués par les lenteurs et les promesses non tenues de l’administration, certains envisagent de repartir dans le Nord.

Dans le camp de Calais: «On reviendra. On a déjà fait plus difficile»

France — Reportage

Le démantèlement du bidonville devrait commencer lundi 24 octobre. Alors certains migrants tentent par tous les moyens de passer en Angleterre, au risque de leur vie. D'autres s'installent la nuit dans des forêts alentour, au risque de créer de nouvelles jungles. Car personne ne croit que l'errance prendra fin, une fois monté dans les bus.

«En direct de Mediapart», première partie: retour à Calais

Élysée — Live

Notre émission devient hebdomadaire, chaque mercredi à 20 heures : explications. Carine Fouteau revient sur l’évacuation de la “jungle” de Calais.

A Calais, les dernières heures des migrants dans la “jungle”

Portfolio

À Calais, jusqu’à 10 000 migrants ont vécu dans des conditions indignes au cœur du plus grand bidonville de France. La préfecture du Pas-de-Calais a lancé le 24 octobre 2016 une vaste opération de démantèlement du camp, évacuant des milliers de réfugiés vers des centres d'accueil et d'orientation. Retour en images sur ce que l’État français présente comme une vaste « opération humanitaire », tandis que les associations dénoncent une « opération électorale et de communication ».

La dernière nuit «paranoïaque» de 120 mineurs dans la «jungle» de Calais

France

Oubliés de l'opération étatique de « mise à l'abri », une centaine d'adolescents ont passé une dernière nuit dans l'école du bidonville de Calais. Leur habitation de fortune n'a pas pris feu, comme ils le redoutaient, mais ils ont reçu la visite de militants d'extrême droite.

De Calais à Stalingrad, des réfugiés reviennent vers Paris à cause du démantèlement

France — Reportage

La perspective de la destruction du bidonville de Calais a fait fuir certains de ses occupants. Alors que la « jungle » partait en fumée mercredi 26 octobre, plusieurs centaines d’exilés avaient disparu des radars. Quelques-uns sont allés dans des squats aux alentours, d’autres sont revenus à Paris.

«Jungle» de Calais: l’Etat trie les mineurs à la va-vite

France

Alors que les départs en bus des exilés de la « jungle » de Calais se sont poursuivis mardi 25 octobre, les ONG dénoncent l’accueil réservé aux mineurs isolés et la sélection arbitraire qui est effectuée par l’administration. Les avocats, interdits d’accès à la zone, ont manifesté leur exaspération.