A Calais, le Défenseur des droits reproche à l’Etat un «déni d’existence» des exilés

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Cette autorité indépendante dénonce les conditions de vie « inhumaines » subies par les migrants, accuse l’État de les « traquer » et l’exhorte à ouvrir un lieu d'hébergement.

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De retour d’une visite à Calais le 12 juin, le Défenseur des droits apparaît abasourdi par ce qu’il a vu. Son équipe s’est entretenue avec de nombreux exilés et militants associatifs. Lors de cette mission, ses agents ont observé « des atteintes aux droits fondamentaux d’une exceptionnelle gravité ». Et même « sans précédent ». En cause : l’État, responsable de la politique d’asile et d’immigration et de sa mise en œuvre. Indirectement, c’est le nouveau gouvernement qui est visé, puisque ses premières initiatives n’ont, semble-t-il, fait qu’aggraver les choses.