A Calais, les dernières heures des migrants dans la “jungle”

À Calais, jusqu’à 10 000 migrants ont vécu dans des conditions indignes au cœur du plus grand bidonville de France. La préfecture du Pas-de-Calais a lancé le 24 octobre 2016 une vaste opération de démantèlement du camp, évacuant des milliers de réfugiés vers des centres d'accueil et d'orientation. Retour en images sur ce que l’État français présente comme une vaste « opération humanitaire », tandis que les associations dénoncent une « opération électorale et de communication ».

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  1. Calais, dimanche 23 octobre 2016. Le soleil se couche sur la cité de tentes, de cabanes et de conteneurs qui a abrité jusqu’à 10 000 migrants à la périphérie de la ville de Calais. Après dix-neuf mois d’existence, la “jungle” est à son crépuscule et vit ses derniers moments d’autogestion avec l’aide de dizaines d’associations, d’ONG et de milliers de bénévoles qui se sont relayés un jour, une semaine, un mois pour apporter un peu d’humanité dans ce territoire délaissé de la République.

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