La dernière nuit «paranoïaque» de 120 mineurs dans la «jungle» de Calais

Oubliés de l'opération étatique de « mise à l'abri », une centaine d'adolescents ont passé une dernière nuit dans l'école du bidonville de Calais. Leur habitation de fortune n'a pas pris feu, comme ils le redoutaient, mais ils ont reçu la visite de militants d'extrême droite.

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Après avoir été contraints de passer une ultime nuit dans la « jungle », la plupart des quelque 120 mineurs laissés pour compte, la veille, de l’opération étatique de « mise à l’abri », ont finalement été conduits dans des centres d’hébergement dans le Morbihan et en Normandie, vendredi 28 octobre en milieu de journée. Les bus sont arrivés rue des Mouettes, à proximité du campement, là même où les mineurs avaient été repoussés moins de 24 heures auparavant par les forces de l’ordre les empêchant d’accéder au hangar destiné aux départs. En l’absence de solution proposée par les pouvoirs publics en fin de journée, ils avaient trouvé refuge, en compagnie d’une quinzaine de bénévoles et de trois journalistes italiens, dans l’école du chemin des Dunes et à la mosquée.

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