Comptabilité, transport, téléphonie... les plateformes coopératives tissent leur toile

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Entrepreneurs trentenaires, déçus par la tournure très mercantile des acteurs historiques du numérique, ils se sont lancés dans l’aventure de l’économie sociale et solidaire. Enfants de la crise de 2008, pour eux, la performance ne se mesure pas dans la rentabilité ou l’accumulation de richesses, mais plutôt dans l’acceptation d’une juste fiscalité, de conditions de travail correctes, d’horizontalité, de non-divulgation des données personnelles et de préoccupation écologique.

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  1. Label Emmaüs (e-commerce). Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), 27 janvier 2021. Fondé en 2016, Label Emmaüs est une société coopérative d’intérêt collectif (Scic), qui emploie une trentaine de personnes. Cette plateforme multivente du e-commerce regroupe 650 sociétaires, vendeurs, salariés, acheteurs, qui détiennent au moins une part à 20 euros. Tous peuvent récupérer leur capital s’ils souhaitent quitter l’entreprise, mais aucun ne peut espérer un quelconque dividende.

    « Le dividende des actionnaires, c’est notre impact social et environnemental », revendique Maud Sarda, cofondatrice et directrice de la coopérative. La Scic prend racine dans le réseau Emmaüs. « On n’a pas embauché des bac + 5 pour faire de la vente en ligne, ce sont les compagnons, les gens en insertion dans nos structures qui gèrent leurs boutiques en ligne de A à Z. Tout le fruit de notre travail est réinvesti dans la coopérative », reprend Maud Sarda. 

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