La révolte des jeunes Soudanais

20 photos

Depuis le coup d’État du 25 octobre 2021, les manifestations violemment réprimées se succèdent au Soudan. Forces vives de la contestation : la jeunesse et les femmes, pour qui le retour des militaires menace les acquis de la révolution de 2019.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

  1. Bastien Massa

    Pont reliant Bahri à Omdourman, 13 décembre 2021. Les habitants de Bahri traversent le Nil pour rejoindre Omdourman, lors de la septième journée de mobilisation contre le coup d’État militaire du 25 octobre. Ce jour-là, à l’aube, les forces de sécurité ont arrêté à leur domicile les principaux activistes et leaders politiques, mettant fin de facto au partage du pouvoir. Ce consensus entre civils et militaires s’appliquait dans le cadre de la transition démocratique mise en œuvre depuis la révolution de 2019.

    Le premier ministre, Abdallah Hamdok, ainsi que les membres civils de son cabinet sont assignés à résidence. Pendant près d’un mois, et malgré une répression généralisée, la jeunesse soudanaise descend massivement dans la rue pour demander le retour des civils et la libération du premier ministre. Mais le 21 novembre, après avoir conclu un accord avec le général Abdel Fattah al-Burhan, Abdallah Hamdok accepte de reprendre son poste, devenant un traître pour beaucoup de Soudanais.

    Aujourd’hui, les manifestants sont dans une impasse, pris en tenaille entre, d’un côté, les militaires qu’ils rejettent en bloc et, de l’autre, les principaux partis politiques, jugés inefficaces et corrompus. Actifs depuis la révolution pour promouvoir la démocratie et une construction collective du Soudan de demain, ces jeunes qui n’ont jamais fait de politique refusent pour le moment de rentrer dans l’arène. Parfois qualifiés d’idéalistes, ils demeurent la force vive de la contestation. Après avoir appris la politique dans la rue durant la révolution, ils sont prêts à tous les sacrifices pour construire l’avenir de leur pays.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Nos derniers portfolios

Portfolio — 10 photos
par Photos Steven Wassenaar Textes Alexia Eychenne
Portfolio — 13 photos
par Photos Yulia Nevskaya Textes Estelle Levresse
Portfolio — 9 photos
par Antton Rouget, Sarah Brethes et Valentine Oberti
Portfolio — 20 photos
par Sadak Souici (photos) et Théophile Simon (texte)

À la Une de Mediapart

Journal — France
Squats, impayés de loyer : l’exécutif lance la chasse aux pauvres
Une proposition de loi émanant de la majorité propose d’alourdir les peines en cas d’occupation illicite de logement. Examinée à l’Assemblée nationale ce lundi, elle conduirait à multiplier aussi les expulsions pour loyers impayés. Une bombe sociale qui gêne jusqu’au ministre du logement lui-même. 
par Lucie Delaporte
Journal — International
Arrivés en Angleterre par la mer, expulsés par charter : deux Albanais témoignent
En 2022, environ 12 000 Albanais auraient rejoint le Royaume-Uni, principalement par la Manche ou la mer du Nord, d’après Londres. Désormais, certains sont soumis à des expulsions en charter, quelques jours après leur arrivée. Plusieurs ONG et avocats s’inquiètent.
par Elisa Perrigueur, Jessica Bateman et Vladimir Karaj
Journal — France
La Fnac cède à l’extrême droite et retire un jeu de société « Antifa »
Des tweets énervés et mensongers émanant de l’extrême droite et d’un syndicat de commissaires de police ont convaincu l’enseigne de retirer un jeu de société édité par Libertalia. L’éditeur-libraire croule depuis sous les commandes.
par Christophe Gueugneau
Journal — France
Conditions de détention à Nanterre : l’État de nouveau attaqué en justice 
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise doit examiner ce lundi un référé-liberté visant à remédier d’urgence à « l’état d’indignité permanent et endémique au centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine ». Les requérants dénoncent « l’inertie manifeste des autorités ». 
par Camille Polloni