Mai 68, avec les travailleurs en grève

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Dans les usines Renault, dans une centrale EDF, auprès des postiers ou des enseignants… Alors qu’il y a 50 ans, en France, durant le mois de mai, sept millions de travailleurs se mettent en grève pour signifier que le temps politique de De Gaulle est terminé, Loïk Prat, photographe indépendant de 40 ans, court d’usines en bureaux, de Paris et sa banlieue jusque dans les environs de Rouen, pour documenter ce moment historique. « Parfois, il part au pied levé et dort souvent dans sa voiture », raconte son fils, Rémy Prat, qui a rassemblé et organisé toutes ses archives, dans l’ouvrage Mai 68, par celles et ceux qui l’ont vécu, coédité par Mediapart. Certains clichés sont reproduits dans l’ouvrage, en voici d’autres.

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  1. 13 mai 1968, Beaumont-sur-Oise. Au matin, un cheminot gréviste, assis sur le marchepied d’une locomotive, se roule une cigarette.

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    Loïk Prat (1928-2003) était journaliste reporter photographe indépendant, pigiste. Il s’est spécialisé dans la vie quotidienne et les conditions de vie et de travail, d’où son pseudonyme, PHOTOVIE. Il publie ses photos ou reportages dans de nombreux magazines, dont la presse syndicale. Du 13 au 23 mai 1968, il rend visite aux grévistes de près de 20 grandes entreprises ou lycées autour de Paris et montre les piquets de grève, les discussions, l’attente… Il ne couvre que la manifestation du 13 mai 1968 et celle des journalistes, le 23 mai, autour de l’ORTF, « l’Opération Jéricho ». Il y a aussi d’autres clichés sur le quotidien des transports, les queues aux pompes à essence, les écoliers sans école…

    Les légendes regroupent les notes de Loïk retrouvées sur son registre de films/lieu/dates ou des détails sur la pochette cellophane du film ou des commentaires au dos des tirages 21×27 cm.

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