Main basse sur Djibouti

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Stratégiquement situé sur la mer Rouge juste avant le canal de Suez, Djibouti se positionne de plus en plus comme un acteur majeur de la Corne de l'Afrique et de toute la péninsule d'Arabie. Ancienne colonie française devenue indépendante en 1977, ce territoire d’un peu moins de 25 000 km2 attire aujourd’hui Chinois et Qataris et, aux côtés de membres de l’armée française, des militaires américains, italiens, allemands et espagnols.

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  1. Djibouti, 2020. Ouvert en 2008, le port de Doraleh est aujourd'hui le plus grand port de transit et transbordement de conteneurs d’Afrique. En 2011, il en a vu passer 450 000. Géré par la Société de gestion du terminal à conteneurs de Doraleh (SGTD) et par la China Merchants Port Holdings Company Limited basée à Hong Kong, il se situe à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Djibouti, capitale de la république homonyme.

  2. Koron, Djibouti, 2020. Des militaires étrangers regardent les armes françaises lors d’exercices à Koron, à l’ouest de la capitale. Koron est un camp de manœuvres de la France. Les forces françaises de Djibouti forment la plus grande garnison française en Afrique avec 1 450 soldats présents sur place, en vertu d’accords signés en 1977 renouvelés en 2011. Ces accords prévoient que la France assure la sécurité de Djibouti et protège ses 8 000 ressortissants vivant dans la Corne de l’Afrique. Mais de plus en plus, Djibouti accueille aussi les bases militaires d’autres nations. Ainsi, en 2017, la Chine y a installé sa toute première base militaire hors de son territoire. Au total, les loyers encaissés par le pays auprès des forces armées représentent plus de 180 millions de dollars par an.

  3. Lac Assal, Djibouti, 2020. Une usine au bord du lac Assal, situé à 150 kilomètres à l’ouest de la capitale. C'est aussi le point le plus bas du continent africain, à 152 mètres au-dessous du niveau de la mer.

  4. Lac Assal, Djibouti, 2020. Ce lac est aussi un haut lieu touristique. Ici, des étrangers en vacances profitent de l'un des lacs les plus salés au monde.

  5. Djibouti, 2020. Des résidents jouent au golf avec des caddies et un instructeur au Golf club de la Douda, un dix-huit trous aménagé 
sur un terrain
 aride.

  6. Djibouti, 2020. Si le pays se développe grâce au commerce, les quelque 900 000 habitants en profitent peu, voire pas du tout.

  7. Tadjourah, 2020. Des garçons jouent sur un navire abandonné sur la plage de Tadjourah.

  8. Djibouti, 2017. Nicholas Li se tient devant sa maquette de la zone franche que construisent actuellement des travailleurs chinois et djiboutiens. La Djibouti Free Trade Zone a été inaugurée le 5 juillet 2018. D’une superficie de 4 800 hectares pour un investissement global de 3,5 milliards de dollars, elle est appelée à devenir d’ici 2028 la plus grande zone franche d’Afrique. En 2018, Jeune Afrique écrivait que « 21 entreprises, aux trois quarts chinoises, s'étaient engagées à s’installer » rapidement. 

  9. Djibouti, 2020. Le soleil se couche sur la station de bus principale et le marché de Djibouti. Le pays est situé au carrefour de l’Europe et l’Asie. Fort de cette position géographique stratégique, Djibouti envisage, grâce à de nombreux investissements, de devenir un véritable pôle d’échanges économiques pour toute l’Afrique de l’Est. La capitale exerce une forte attraction et a vu, durant la première décennie du XXIe siècle, sa population augmenter de 5 % en moyenne par an.

  10. Djibouti, 2017. Sagal Osman Abdi, employée en tant que conseillère clientèle chez Maersk, une entreprise de transport maritime, lors de la soirée organisée après un défilé de mode à Djibouti. Sagal fait partie des jeunes Djiboutiens qui ont un bon emploi.

    Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 73 % de la population de Djibouti a moins de 35 ans. « Malgré une croissance économique positive depuis bientôt une décennie, Djibouti souffre de la persistance d'un chômage élevé, particulièrement pour les jeunes. »

  11. Tadjourah, Djibouti, 2020. Une petite fille dans une classe d’école du Village d’Enfants SOS à Tadjourah. Selon l’Unicef, bien que l’éducation soit obligatoire pour les enfants de 6 à 15 ans, « un enfant sur cinq en âge de fréquenter l’école primaire n’est pas scolarisé ». Beaucoup sont « des filles en milieu rural et qui habitent loin de l’école ». En 2009, plus de huit femmes sur dix vivant dans les campagnes étaient analphabètes. Depuis, le taux de scolarisation monte, mais les progrès sont lents.

  12. Djibouti, 2020. Vendeurs et acheteurs dans la section des fruits et légumes du marché principal du centre-ville de Djibouti.

  13. Djibouti, 2020. Une employée éthiopienne verrouille le train après l’arrivée en gare de Nagad à Djibouti. La ligne ferroviaire reliant Addis-Abeba à Djibouti a été financée par la Chine, lui ouvrant un accès à l’Éthiopie.

  14. Djibouti, 2017. Sur le port de pêche de la capitale où seule une activité artisanale est autorisée, des pêcheurs arrivent tôt le matin pour vendre leurs prises.

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