Ordonnances sur le travail: la mobilisation se poursuit mais faiblit à Paris

Se mobiliser, juste avant l’échéance. Ce jeudi 21 septembre, des dizaines de milliers de manifestants ont arpenté les rues pour la deuxième fois en dix jours, la veille de la présentation en conseil des ministres des ordonnances réformant le droit du travail. Les cortèges étaient plus clairsemés que la dernière fois, le 12 septembre, notamment à Paris. Pas de quoi ébranler Emmanuel Macron, qui a fait savoir qu’il signerait les ordonnances dans la foulée du conseil des ministres. Mais l’occasion de prendre date contre le bouleversement des règles protégeant les salariés en France, et de relever la présence grandissante des cortèges CFDT, FO, CFE-CGC et Unsa.

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  1. Encore une fois, c’est Emmanuel Macron qui a donné le ton. Juste avant la première manifestation contre les ordonnances réformant le code du travail, le 12 septembre, il avait annoncé qu’il ne céderait « rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ». Face à la deuxième mobilisation, celle de ce jeudi 21, le président avait prévenu la veille sur CNN : « Je crois dans la démocratie, mais la démocratie ce n’est pas la rue. (…) Si je respecte ceux qui manifestent, je respecte aussi les électeurs français, et ils ont voté pour le changement. » Un message destiné à la CGT, à l’origine du mouvement aux côtés de Sud-Solidaires, de la FSU et d’un ensemble d’organisations de jeunesse. À Paris, ils ont cependant été un peu moins nombreux que la dernière fois à manifester pour répondre au président : 16 000 selon la police (un chiffre franchement sous-évalué, selon les journalistes de Mediapart présents sur place), qui en avait dénombré 24 000 le 12 septembre, et 55 000 selon les syndicats (contre 60 000 neuf jours avant).

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