«Photographie, arme de classe»

C’est un livre de photos et, grâce à son appareil critique, un beau livre d’histoire. Sous-titré La photographie sociale et documentaire en France. 1928-1936, ce livre reprend le titre d’un manifeste d’Henri Tracol, Photographie, arme de classe, publié en 1933 et fustigeant la croyance en la vérité objective de la photographie. Ce manifeste devait donner naissance à la section photographie de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR), qui regroupa, aux côtés d’Henri Cartier-Bresson, Brassaï, Germaine Krull ou Willy Ronis, des amateurs et des ouvriers. Ensemble, en s’inspirant des expériences soviétiques et allemandes, ils mirent en place un langage photographique à la fois militant, critique et esthétique. Une exposition se tient également dans la galerie de photographies du Centre Pompidou à Paris, jusqu’au 4 février 2019.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

  1. Ré Soupault, Délégation de grévistes à la fête de la victoire du Front populaire, 14 juin 1936. Ré Soupault est née Meta Erna Niemeyer, en octobre 1901 à Bublitz, en Allemagne (aujourd’hui Bobolice, en Pologne). Elle quitte l’Allemagne en 1929 pour s’installer à Paris, où elle rencontrera Philippe Soupault, cofondateur du mouvement surréaliste et journaliste français très célèbre depuis la fin des années 1920. Il travaille notamment pour VU, Excelsior ou L’Intransigeant et la convainc d’illustrer ses reportages. Ré Soupault était aussi cinéaste, créatrice de mode, traductrice, écrivaine, auteure de pièces radiophoniques…

Voir tous les portfolios