Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Inscription automatique des bénéficiaires du RSA, heures d’activités obligatoires, refonte de l’accompagnement et contrôles accrus pèsent sur les conditions de travail des agents, qui racontent courir après des objectifs, au mépris de leurs missions premières.
Depuis plus de dix ans, l’AVFT, Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, alerte la régie des transports sur son traitement des violences sexistes et sexuelles. Toutes les agentes qui ont saisi l’association ont subi des représailles après avoir signalé des faits à leur employeur.
Une agente de sûreté de la RATP a été mutée d’office par son employeur après avoir dénoncé des faits de harcèlement et d’agressions sexuelles. À ses yeux, l’enquête interne s’est retournée contre elle. L’agent signalé a, lui, été mis hors de cause.
Le tribunal de Nanterre a prononcé la liquidation judiciaire du dernier fabricant de gros électroménager en France. Le projet de société coopérative porté par les salariés et soutenu par l’État n’a pas été jugé viable. 750 personnes perdent leur emploi.
La conférence sociale « travail et retraites » s’ouvre le 5 décembre sans le Medef, qui a aussi boudé la première réunion visant à réformer les droits au chômage après une rupture conventionnelle. Le patronat critique des économies insuffisantes face aux « excès » des salariés. Un argument jugé « aberrant » par le chercheur Gwendal Roblin.
L’exécutif accepte de renoncer à son énième projet de durcissement des règles mais exige des partenaires sociaux un accord et des économies sur les droits au chômage après une rupture conventionnelle. Le Medef pourrait faire barrage aux négociations.
La structure Area, qui intervient depuis dix ans dans les squats et bidonvilles, va devoir cesser ses activités et licencier dix salariés. La préfecture de l’Hérault lui reproche des positions « incompatibles avec un financement de l’État », assumant d’infliger une sanction politique.
Semaine de cinq jours, fin des devoirs à la maison, vacances scolaires regroupées sur deux zones… La convention citoyenne sur les temps de l’enfant a remis vingt propositions pour des rythmes « mieux adaptés ». Les premières critiques sont déjà cinglantes.
Syndiqué chez Sud, l’agent est sous le coup d’une procédure disciplinaire. Outre des « conflits d’intérêts » liés à ses fonctions associatives, le maire Steeve Briois lui reproche d’avoir témoigné dans un « documentaire politisé ». Ses soutiens dénoncent une « répression antisyndicale ».
L’ONG est attaquée par plusieurs ex-salariés et une ancienne présidente, qui dénoncent un système d’alerte interne dévoyé pour les exclure et du harcèlement moral. La fuite d’une boucle WhatsApp de dirigeants est particulièrement embarrassante pour l’ONG, qui reconnaît de « fortes tensions » à l’époque des faits, jusqu’en 2023.
En 2025, les femmes commencent à travailler « gratuitement » à partir du 10 novembre, en raison des inégalités salariales. Une date symbolique, rappelant chaque année les écarts persistants. Outre les salaires, c’est tout le monde du travail, pensé par et pour les hommes, que l’autrice Lucile Quillet appelle à renverser dans un ouvrage.
Le collectif Nos services publics publie son rapport 2025. En explorant toutes les « fractures » causant des inégalités, le collectif démontre qu’elles dépassent largement des enjeux territoriaux. Et espère un vrai changement de cap.