Culture et idées

La mémoire du Cambodge brûle les planches

La course de relais est-elle une discipline théâtrale? L'Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge, pièce d'Hélène Cixous créée par Ariane Mnouchkine en 1985 au théâtre du Soleil, revient vingt-six ans après. Cette fois interprétée en khmer par une troupe khmère. Retour sur une spirale spectaculaire...

Antoine Perraud

Illustration 1
Photo Michèle Laurent

La magie opère, même dans une arrière-salle servant de garde-meubles et de vestiaire, au fin fond de l'ancienne cartoucherie du bois de Vincennes à Paris. Le rideau s'ouvre, des musiciens asiatiques jouent et trois comédiens khmers apparaissent. Quatre pas d'une allure folle, un échange de regards et nous y sommes. Pas assez aux yeux du metteur en scène, Georges Bigot: «Nous travaillons sur le verbe "être" et pas sur le verbe "faire". On dirait des acteurs français professionnels dans un théâtre de routine. Nous devons transmettre autre chose. Il faut continuer à chercher!»

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