Cunningham, un désenchantement américain

Michael Cunningham, auteur du classique The Hours (Les Heures, Prix Pulitzer 1999), publie Crépuscule, roman du désenchantement américain. Le livre surprend: plat, linéaire, banal. À l'image de notre époque, rétorque l'écrivain. Lecture, rencontre et premier chapitre du roman en PDF.

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Crépuscule (By Nightfall en version originale), le nouveau roman de Michael Cunningham a de quoi surprendre les fidèles de l'écrivain, prix Pulitzer et Pen/Faulkner Award 1999 pour Les Heures (adapté en 2001 au cinéma), un texte à la structure complexe : triple mise en abyme de l'ennui quotidien, de l'impact de la fiction sur la vie, réécriture brillante et décomplexée d'un chef-d'œuvre littéraire signé Virginia Woolf. Crépuscule est au contraire un roman sobre, linéaire, banal. Simple à résumer d'une phrase ou deux : Peter Harris, galeriste new-yorkais, la quarantaine aisée, un loft à SoHo, quintessence de la réussite, marié depuis des années, voit sa vie bouleversée par le jeune frère de sa femme, beauté androgyne et ambiguë.