Culture et idées

Terzieff, un théâtre en poésie

L'acteur et metteur en scène Laurent Terzieff est mort vendredi 2 juillet, après plus de soixante années vécues pour et par les planches.

Vincent Truffy

Illustration 1
«Autoportrait», Egon Schiele.

Longs, ces doigts. Noueux. Comme un autoportait d'Egon Schiele. Hâve, ce visage, sous une mèche romantique, creusé, pommettes slaves, osseuses, élancées vers le ciel – un père sculpteur, une mère céramiste: pouvait-il porter une autre plastique? Laurent Terzieff est mort d'avoir perdu le souffle. «Complications pulmonaires»: froid, médical. Tout à l'inverse de cette voix qui chante en scène, de ce jeu extatique qui n'aimait rien tant que communier avec le public, cette «communauté» en compagnie de qui il faut, représentation après représentation, trouver parmi les possibles le sens du texte. Le théâtre, disait-il, «c'est le lieu où mes fantômes espèrent rencontrer ceux des spectateurs».

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