«Les Passagers de l'Anna C.», révolution sans escale

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Laura Alcoba (photo) reconstitue l’extraordinaire périple de ses parents, de leurs compagnons, presque adolescents qui traversent et frôlent l’histoire de la fin du XXe siècle. A la recherche du Che, roman d’apprentissage révolutionnaire et humain. Mémoire vive de celle qui fut alors un bébé au nom incertain. Rencontre avec l'auteur mardi 12 juin à Paris.

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Ceux qui ont un jour tourné leur regard vers l’Amérique latine, Cuba ou la Bolivie lisent ou liront sans doute Les Passagers de l’Anna C., troisième roman de Laura Alcoba. D'autres, pour lesquels Che Guevara est surtout une effigie sur tee-shirt ou briquet, qui ignorent ce que pouvaient être les Montoneros, devraient en faire autant. A travers l’épopée – mezza voce – d’un groupe de très jeunes gens partis de La Plata pour Cuba, via Paris et Prague, c’est l’histoire souvent occultée d’une génération, celle d’un engagement total et des premiers doutes, qui resurgit. Plus l'amour ? Plus l'amour. Ou l'amour plus la révolution, on ne sait jamais...