Amérindiens: pourquoi ça patine

Par Sophie Ehrsam (En attendant nadeau)

Richard Wagamese, fer de lance de la littérature amérindienne canadienne, est mort il y a quelques mois à 61 ans. Après Les étoiles s’éteignent à l’aube, les éditions Zoé publient Jeu blanc, qui a valu à son auteur une large reconnaissance au Canada.

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Saul Indian Horse est un Ojibwé. Jusqu’à l’âge de huit ans, il vit selon les traditions de son peuple, entre rivières, montagnes et forêts. Ensuite il se retrouve dans un pensionnat, le St Jerome’s Indian Residential School. Saul est une exception, toujours à la croisée des mondes : à l’école, ses camarades l’appellent « Zhaunagush » (homme blanc en langue ojibwé) parce qu’il sait lire et écrire l’anglais, contrairement à beaucoup de petits Ojibwés. Dans les équipes de hockey, il détone initialement par son jeune âge et son physique de gringalet. Quand il rejoint une équipe nationale, on voit essentiellement en lui un « Peau-Rouge » parmi les Blancs.